Observatoire du Nouvel Ordre Mondial

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COMPRENDRE et lutter contre le Nouvel Ordre Mondial

VIDEO : Les illuminatis, Société secrète aux racines lointaines… toujours active de nos jours ?

Classé dans: Organisations secrètes — admin @ 10:54 le Dimanche 29 juin 2008

Impossible de traiter du Nouvel Ordre Mondial sans parler des Illuminatis, cette société secrète fondée officiellement au XVIIIe Siècle mais venant sans doute de beaucoup plus loin…

Voici un reportage intéressant entièrement doublé en français et présenté par John Steed en personne, oui Patrick Macnee, le célèbre et sympathique personnage de Chapeau Melon et Bottes de Cuir transformé pour la bonne cause en dangereux “conspirationniste” comme sa fiche Wikipédia ne l’indique pas.

Certes l’Homme, la star internationale, a pris de l’âge mais son élocution reste très assurée et son esprit toujours aussi vif et aussi précis : et cette fois-ci, il ne se met pas au service du cinéma et du divertissement à propos de scénari cinématographiques étranges, mais intervient en personne et en son nom propre au service de la réalité, puisque le reportage vidéo est étayé par de nombreuses images, documents et témoignages souvent historiques et filmés.

Vidéo 1/4 (VO doublée en français) : Les Illuminatis, présenté par Patrick Macnee - Dailymotion

Vidéo 2/4 - Les Illuminatis

Vidéo 3/4 - Les Illuminatis

Vidéo 3/4 - Les Illuminatis

Il ne s’agit ici que d’un angle d’approche du Nouvel Ordre Mondial, un angle parmi de nombreux autres, mais un angle qui méritait d’être conté.

Rappelons aussi que bien d’autres services secrets et bien d’autres pays ou centres décisionnels importants ont pu ou peuvent subir une infiltration de forces actives exogènes comme décrit à propos du KGB ou du Vatican…

Alors, les Illuminatis, cette sorte de coalition improbable pour la conquête du Pouvoir mondial et la destruction du catholicisme, projetant de réunifier l’Europe et de reconstruire le Temple de Salomon en désignant Jérusalem comme capitale mondiale, sont-ils toujours actifs ou dissouts à jamais dans les méandres de l’Histoire ?

A-t’elle battu en retraite dans les associations estudiantines tels que les Skull and Bones, dans les services secrets (CIA, MI6, etc..) ou les Think Tanks secrets (Bilderberg, CFR…) ?

Comme toujours, à chacun/e de se forger sa propre opinion.

Mais le billet de 1 $ US et un récent indice apparu sur la Cour suprême de Jérusalem laissent les observateurs perplexes :

Photo aérienne de la Cour suprême de Jérusalem

Les étranges symboles de la Cour suprême de Jérusalem, étonnamment financée par des fonds privés - source secretbase.free.fr

La présence de la fameuse pyramide bleue avec son oeil rayonnant, ressemblant trait pour trait à la pyramide illuminate ou d’inspiration illuminate, est-elle un clin d’oeil à l’Histoire anti-catholique ou est-ce le symbole palpable de la planification de dessins crypto-messianiques secrets, voire apocalyptiques ?

Le saviez-vous ? Des messages subliminaux NWO-compatibles incrustés en tout petit sur les chèques bancaires…

Classé dans: Organisations secrètes — admin @ 10:12 le Jeudi 26 juin 2008

Les messages subliminaux sont des messages qui ne sont pas détectés par notre conscience mais sont détectés par nos sens et notre subconscient : leur effet pourrait, selon de nombreuses études concordantes, influencer notablement les récepteurs, en l’occurence les lecteurs de ces messages subliminaux.

Nous avons vu de nombreuses manipulations subliminales pro-NWO, et il est désormais intéressant de se pencher sur ce dossier intrigant des chèques bancaires :

Chèques bancaires : supports subliminaux en faveur d’un Nouvel Ordre Mondial ?

Messages sublinimaux sur les chèques barrés utilisés par des dizaines de millions de consommateurs - source internet

C’est un intervenant d’un forum dédié au NWO (sur inscription) qui a soulevé le lièvre, et nous relayons cette information intéressante, sachant que tout le monde est amené à rédiger des chèques bancaires très régulièrement, sauf bien entendu les personnes interdites bancaires, qui se retrouvent de fait exclues de cette gigantesque campagne de communication subliminale (elles n’intéressent visiblement pas beaucoup les prescripteurs de ces messages).

Rappelons au préalable que les messages subliminaux sont particulièrement encadrés dans divers pays “développés”, et notamment en France ou au Canada, où leur utilisation est souvent interdite.

1. Quelle est donc concrètement cette “campagne subliminale d’infoxication” menée grâcieusement (ou presque, puisque les chèques sont payants) par les grandes corporations bancaires multinationales ?

En fait, quand on regarde bien nos chèques, on s’aperçoit que ce qui semble a priori des lignes ne sont en fait pas des points mais des caractères minuscules, un peu comme le sceau illuminate découvert sur des documents Top secrets et récemment déclassés du KGB.

Vidéo - Les lettres et symboles minuscules, outils appréciés des illuminatis ou simple coïncidence ? - Planète par Dailymotion

On a l’impression quand on rédige le montant de son chèque que l’on écrit sur des lignes en tout petits pointillés : oui, on a l’impression, c’est même ce que l’on nous dit en général…

Idem pour la date, la ville, etc…

Même les barres obliques du chèque appelé dans son acception orthodoxe “chèque barré” sont parfois des successions de lettres et parfois de chiffres (mais cela dépend des supports programmatiques, euh, des chèques barrés).

2. Ces successions de lettres minuscules ont-elles un sens ?

Que des lettres se succèdent les unes aux autres au lieu de points ou pointillés, c’est une chose, mais il est intéressant à ce stade de savoir si ces successions de lettres ont-elle un sens ou sont-elles inscrites au hasard ? Eh bien, il se trouve que ces lettres successives ont un sens et constituent des phrases parfaitement construites et compréhensibles par tout utilisateur de la langue de Molière…

3. Ces phrases subliminales sont-elles des slogans publicitaires pour les banques respectives qui les utilisent ?

Que ces, lettres, et en réalité ces mots et phrases successives aient un sens, c’est une chose, on peut facilement imaginer que ce pourraient être des slogans publicitaires du genre ‘Bougez avec la Banque” ou “Tous avec Jérôme Kerviel”…

Que nenni : ces phrases ne sont pas des propagandes publicitaires pour les banques qui les impriment sur les chèques de leurs chers clients, mais sont étrangement des idées politiques souvent parfaitement nwo-compatibles, comme on peut en jauger ci-dessous.

4. Les chèques comportent différents slogans politiques subliminaux, notamment en faveur de la Construction européenne :

L’une des phrases les plus importantes est une ode à la construction européenne :

L’Europe ne se fera pas d’un coup, ni dans une construction d’ensemble. Elle se fera par des réalisations concrètes, créant d’abord une solidarité de fait.

Rappelons pour comprendre le lien potentiel avec le NWO que selon nombre d’exégètes du Nouvel Ordre Mondial, l’Europe a vocation à se réunir jusqu’au Moyen-Orient et à reprendre le leadership mondial (en lien avec les USA) avec Jérusalem en capitale mondiale (d’où selon certains observateurs l’implémentation d’une Europe intégrant les pays méditerranéens, chère à Nicolas Sarkozy mais vue d’un “mauvais oeil” par les pays du Maghreb)… La phrase ci-dessus est parfaitement nwo-compatible.

Il existe aussi un autre message avec le même genre de déclaration “dogmatique” et politique sur l’avenir de la planète ou le développement “durable”, mais cette fois-ci plus consensuel, comme pour donner un gage d’universalité au message subliminal et permettant comme souvent d’établir un écran de fumée, que les initiés peuvent surmonter facilement mais que les autres ne comprendront pas :

L’avenir de la planète dépend des capacités de tous à modifier ses modes de production et de consommation… suffisamment respectueux de l’environnement pour conduire à un développement durable et harmonieux.”

Vous aviez finalement voté contre la Constitution Européenne ? C’est que vous ne faites pas assez souvent des chèques, ou peut-être que ces messages sont trop récents… et notez pour l’anecdote que les personnes qui sont le plus en faveur de l’Europe sont globalement certainement celles qui font le plus de chèques…

Outre le côté pro-NWO des messages, du genre : écoutez-nous et vous serez sauvés, ce qui surprend est le caractère universel de ces messages subliminaux, puisqu’il semblerait que la plupart des banques françaises aient toutes le même message inscrit sur les chèques, comme s’il s’agissait d’une mention (propagandiste) obligatoire.

Un autre point “étonnant”, comment se fait-il que ces slogans n’aient pas été présentés par la presse et les grands médias, ou par les banques elles-mêmes ?

Si ces lettres n’ont aucun intérêt ni aucune influence, pourquoi les inscrire sur tous les chèques, supports parmi les plus populaires et les plus utilisés en France et dans le Monde ?

Qui a décidé d’inscrire ces slogans politiques ? Qui a donné son accord ? Quand et pourquoi les banques se sont-elles entendues pour inscrire ces messages subliminaux sur les chèques ?

Pourquoi utiliser le futur indicatif là où tout un chacun utiliserait le conditionnel ?

La France est-elle le seul pays touché ou ces pratiques inquiétantes touchent-elles d’autres pays liés au système bancaire mondial ?

Est-ce un ballon d’essai ou ces pratiques vont-elles se généraliser sur d’autres supports et ou avec d’autres slogans ?

Est-il prévu un NOM, Nouvel Ordre Monétaire, si ce système subliminal venait à “plaire” et à donner satisfaction à ses “inventeurs” ?

Beaucoup, beaucoup de questions sans réponse…

5. Info ou Intox ?

Il est parfois des sujets difficiles à vérifier, mais il en est d’autres que chacun/e peut vérifier par soi-même, de ses propres yeux, comme Saint Thomas : Pour cela, il suffit ici de se munir d’une loupe efficace ou d’un scanner suffisamment récent pour scruter ses propres chèques de sa propre banque.

A vos microscopes, nous avons testé et nous confirmons que cela est bien présent sur nos chèques adorés (BNP, Caisse d’Epargne, Société Générale, Banque postale…).

Subliminal ou coïncidence : l’étrange découpage du Monde et du Moyen-Orient par la BBC…

Classé dans: Organisations secrètes — admin @ 8:52 le Lundi 16 juin 2008

Voici une capture d’écran du site web de la BBC News : on retrouve ce dessin interactif sur toutes les pages principales…

A priori, ce dessin semble anodin, et semble utilisé pour découper le monde en diverses catégories, selon la BBC.

Subliminal : quand la BBC découpe le Monde et le Moyen-Orient étrangement…

Capture du site web de la BBC News - Etrange carte du Monde dans le menu de navigation…

Cela étant, à y regarder de plus près, les traits qui se recoupent visiblement au Moyen-Orient et plus précisément en Afghanistan semblent dessiner des formes assez inquiétantes : ces lignes ressemblent curieusement à une croix gammée nazie presque complète comme on peut en voir ici si on fixe le Moyen-Orient…

BBC News : Croix gammée subliminale partielle sur l’Afghanistan ou simple coïncidence ?

Si on grossit la carte (X2) et que l’on joue un peu sur les contrastes de couleurs de la carte de la BBC News en assombrissant tout autour du Moyen-Orient, voici ce que l’on obtient : message subliminal ou “fâcheuse coïncidence” comme ici ?
Pour comprendre comment fonctionnent les images subliminales et les associations d’idées, voici une démonstration proposée par un internaute sur un forum parlant du 11 Septembre notamment :

Association d’images par Lev Kouchelov

Pour mettre en évidence cette contamination sémantique, Lev Koulechov développe une expérience scientifique (psychologie cognitive). Il choisit un gros plan de l’acteur russe Mosjoukine dans lequel celui-ci est particulièrement inexpressif. Il fait alors trois tirages de ce plan auquel il fait précéder trois images différentes. Dans le premier montage, avant le plan de Mosjoukine, il insère un gros plan d’une assiette de soupe. Dans le second montage, il insère, à la place de l’assiette de soupe, un cadavre dans un cercueil. Enfin, il insère un plan d’une femme allongée sur un canapé. Interrogés après le visionnage de chaque séquence, les spectateurs doivent caractériser le sentiment exprimé par l’acteur. Dans le premier cas, les spectateurs croient percevoir la faim, dans le second, la tristesse et dans le dernier le désir.

En fait, les montages vidéos font appel à l’inconscient des individus pour déterminer de manière cognitive ce que “pense” l’acteur.

Le principe est un peu le même avec l’association de symboles et d’éléments graphiques qui influence l’appréciation de l’image et du contenu du texte. (Source externe)

Bien entendu, les hypothèses sur les réalités d’un tel message subliminal sont multiples, et voici quelques possibilités :

1. On ne voit que ce qu’on a envie de voir dans ce genre de situations, et la croix gammée au-dessus de l’Afghanistan n’est qu’une pure coïncidence sans aucune autre signification que celle que l’on pourrait lui donner de manière mal intentionnée : ce sont les détracteurs de la BBC qui projettent l’image de la croix Gammée tirée de la croisade contre l’Islamo-fascisme défendue par les propriétaires de la BBC et leurs alliés étasuniens

2. Le graphiste a projeté inconsciemment le discours ambiant de la BBC et des médias qui parlent souvent d’Islamo-fascisme ou de notions proches, à propos de l’Afghanistan et du Moyen-Orient (musulman). Le dessin ne serait que le reflet involontaire de la pensée globale de la Rédaction de la BBC, une chaine publique d’un pays très impliqué militairement en Afghanistan et au Moyen-Orient contre l’Islamo-fascisme.

3. Ce message subliminal a été volontairement inséré par le graphiste et soit la Rédaction de la BBC ne s’en est pas rendu compte, soit elle accepte ce graphisme sciemment avec pour intention de manipule ou de blaguer ou de faire un petit clin d’oeil. Ce message subliminal prend sens grâce au contenu des informations diffusé dans le reste de la page qui parle souvent d’une guerre nécessaire contre le terrorisme islamique comme la guerre était nécessaire contre le nazisme : on sait par exemple qu’au cinéma, c’est généralement le contexte qui donne sens à l’image, tous les réalisateurs et les cameramen avertis le savent pertinemment.

4. Tout cela c’est du flan et du grand n’importe quoi, le subliminal n’existe pas et n’a aucune influence, et les symboles c’est de la connerie pure sortie tout droit d’esprits fatigués, et tout juste bons à faire rigoler dans les chaumières.

5. Bof, difficile de se prononcer dans un sens ou dans l’autre, cela est de toutes façons impossible à prouver, dans un sens comme dans l’autre.

Difficile effectivement de trancher dans un sens ou dans un autre, cela étant, il y a quand même des pistes intéressantes à suivre ou à se remémorer.

Tout d’abord, en terme de subliminal et de comparaison entre fascisme et islamisme, les télévisions pro-NWO aux Etats-Unis notamment ont souvent utilisés ce rapprochement, et la grande télévision Fox News, première tv aux USA, a notamment fait des reportages montrant des images des islamistes ou de l’Iran avec des surimpressions d’images du nazisme…

Cette même télévision, qui est le pendant aux Etats-Unis de la BBC au Royaume-Uni par son importance et son influence, a également très récemment utilisé des images subliminales dans un générique récurrent, montrant le candidat Mc Cain et sa femme sous un jour favorable et les rendant plus proches des téléspectateurs.

Il faut noter que dans de nombreux pays occidentaux, les images subliminales sont interdites, tout comme d’ailleurs est interdit l’utilisation du symbole de la croix gammée, ce qui prouve que ces procédés ne sont pas du flan, mais des moyens de propagandes malheureusement efficaces, qui ont fait état de leurs capacités à convaincre parfois funestement dans le passé notamment au XXe Siècle…

Très récemment, la guerre en Afghanistan n’aurait pu se produire sans une préparation de l’opinion publique et une manipulation des masses permanente :

Vidéo (VO en anglais) : Fox News et la propagande pro-guerre et contre le fascisme islamique et Al Qaida au Moyen-Orient - Youtube

Ensuite, il ne faut pas non plus oublier que la BBC a trempé dans un évènement particulièrement curieux durant les attaques du 11 Septembre en annonçant la chute du WTC7 20 minues avant qu’elle ne se produise… Un évènement que l’ancien présentateur de la BBC à la retraite trouve lui-même particulièrement troublant

Video (en Anglais) : Pré-science ou story-telling au plus haut niveau ? - La BBC annonce la chute du WTC7 20 minutes avant les faits - Youtube

Un tout petit peu plus tôt en direct sur TF1, la première chaine de télévision française, un étrange message subliminal de la guerre des étoiles laissait à penser que certaines personnes se réjouissaient de l’effondrement des Twin Towers et que la guerre était enclenchée…

Video TF1 et les curieuses images subliminales lors des attaques du 11 septembre - Dailymotion

Patrick Poivre d’Arvor, débarqué depuis, semble avoir repéré ce message incongru et pour le moins inconvenant, ses pupilles bougent et lui semble soudain mal à l’aise sur sa chaise, mais TF1 ne communiquera jamais sur cet épisode, comme si de rien n’était et comme s’il n’était jamais arrivé… tout comme la Direction BBC plus haut.

Alors évidemment, tout ceci ne peut être démontré par A+B :

C’est à chacun et chacune de se forger sa propre opinion, mais nul doute que les lecteurs et lectrices de cet article ne verront plus la carte du monde de la BBC avec le même regard innocent…

A bien regarder cette carte, on voit que l’Iran est sous le symbole nazi ainsi formée par ces étranges lignes qui se rejoignent au Moyen-Orient.

Un indice pour la suite des évènements ?

En tout cas, ce soir la BBC titre en Une, juste à côté de cette carte a priori anodine :

<< Bush et Brown avertissent l’Iran, et juste en -dessous : Le Royaume Uni va augmenter ses troupes en Afghanistan… >> …c’est-à dire pile sous le centre de l’apparente croix gammée subliminale !

Sans doute une autre coïncidence !

Retour sur le Bilderberg 2008, la réunion des élites mondiales censurée par les médias

Classé dans: Organisations secrètes — admin @ 7:42 le Lundi 16 juin 2008

Voici un article sur le Bilderberg 2008 proposé par MD, internaute actif qui a également proposé cet article à Plusieurs médias francophones mais a systématiquement reçu une fin de non recevoir.

Vidéo (VO en anglais) : Marche d’opposants non-violents au Bilderberg 2008 vers l’hôtel fortement gardé par la police, la CIA et le FBI qui demandent instamment aux marcheurs de faire demi-tour, ceux-ci déclarant que seuls les banquiers sont acceptés [dans cette enceinte décisionnelle majeure], et pas le peuple américain - Chantilly, USA Juin 2008

L’Observatoire francophone du Nouvel ordre Mondial propose cet article complet à ses lecteurs, et rappelle que chacun/e peut proposer ses articles dès lors qu’ils sont argumentés, dépourvues d’attaques ad hominem, et positifs :

Article de MD sur le Bilderberg 2008 :

<< Réunion Biderberg 2008

Du 6 au 8 juin 2008 s’est tenue la 56 ème réunion annuelle des Bilderberg, présidée par Etienne Davignon, vice président de Suez-Tractebel,réunissant environ 140 des personnes les plus influentes en Europe et aux États-Unis, dans le plus grand secret.

Cette année-ci, participeront, entre autres , S.A.R. Le prince Philippe de Belgique, (un habitué déjà présent lors de l’édition 2003 au château de Versailles, et en 2007 au Ritz-Carlton d’Istanbul ), Jan Huyghebaert du groupe KBC (2001-2002) pour la Belgique. Pour la France, on peut citer Henri Castries du groupe Axa, Bertrand Collomb (Lafarge), Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’État aux affaires européennes, Christophe Margerie (Total), Hubert Vedrine (membre du club Le Siècle auquel appartient Nicolas Sarkozy), Christine Ockrent, épouse du ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner, ainsi que Jean-Claude Trichet (président de la BCE).

Pour les États-Unis, étaient présents; Alexander Keith (directeur de la NSA), Ben Bernanke (président de la Réserve fédérale des États-Unis), Harold Ford Jr (banque Merill Lynch & Co), Paul Gigot (éditeur au Wall Street Journal) Donald E. Graham (président du Washington Post), Henry Kissinger (secrétaire d’État de Nixon et Ford, et présent depuis au plus haut niveau de la diplomatie américaine), Craig Mundie (Microsoft), Condoleeza Rice (secrétaire d’État), et David Rockefeller, issu d’une famille les plus riches et les plus puissantes de tous les temps, et membre depuis la première réunion en 1954, cofondateur, fondateur de la commission trilatérale et membre du très puissant et très influent depuis 1921 aux États-Unis: Council of Foreign Relations.


On peut également citer Daniel Vasella président du géant pharmaceutique Novartis, Robert Zoellick président de la banque mondiale, Jan Balkenende, premier ministre des Pays-Bas (le journal hollandais nous Binnenland nous confirme que celui-ci passera par la Maison Blanche le week-end du 5 au 8 juin où ils aborderont officiellement les thèmes de la politique internationale et de l’Afghanistan) et la la très assidue, S.A.R. La Reine Beatrix (2001, 2003, 2006 et 2007), qu’on peut apercevoir dans la vidéo tournée par RTL-TVI le 19 juillet 1995 à Genval avec le président de Fortis Belgique et dominique Strauss-Kahn, actuel directeur général du FMI.

Il y a fort à parier qu’Hillary Clinton et Barack Obama furent de la partie, leurs responsables de campagne respectifs ont bien révélé une rencontre privée ce dimanche, mais le lieu n’est pas précisé, on sait en revanche que leur avions se sont posés à l’aéroport international de Dulles, qui est à quelques pas du Westfields Mariott hotel à Chantilly, en Virginie du nord.

On sait que madame Clinton connait déjà le groupe puisque son mari avait été convié en 1991, deux mois et demi avant sa candidature à la présidence…


La première réunion aurait eu lieu en 1954, sous l’impulsion de David Rockefeller, le Prince Bernhard des Pays-Bas et Paul Van Zeeland, premier ministre belge de 1935 à 1937.

Ces réunions ont la particularité d’avoir toujours lieu à huit-clos, d’être protégées par les services secrets du pays d’accueil, de n’avoir aucune couverture médiatique, alors que les patrons des plus grandes agences de presse américaines sont présents depuis le début, les membres ont pour ordre de ne prendre aucune note lors de l’évènement, aucun compte-rendu à la presse n’est autorisé.

 

Quelques rares fuites peuvent nous donner un idée du contenu des discussions tenues comme certaines qui ont put être obtenues par Daniel Estulin, journaliste d’investigation, spécialiste des Bilderbergers depuis plus de 13 ans; Henry Kissinger aurait affirmé lors de la réunion de 2005 que le prix du pétrole allait plus que doubler l’année suivante, on peut également citer George McGhee, ancien ambassadeur américain en RFA: « Le Traité de Rome de 1957, qui donna naissance au Marché commun, a été pensé lors des réunions du groupe Bilderberg. » , ou encore David Rockefeller dans ses mémoires: « Certains pensent même que nous faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des États-Unis, me qualifiant avec ma famille d’« internationalistes » conspirant avec d’autres autour du monde pour construire une organisation mondiale politique et économique plus intégrée, si vous voulez. Si c’est l’accusation, je me tiens pour coupable, et j’en suis fier. ».

David Rockefeller encore, à Baden-Baden en Allemagne en juin 1991 : “Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, Time magazine, et autres grandes publications dont les directeurs ont participé à nos réunions et ont respecté leurs promesses de discrétion depuis bientôt 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre plan pour le monde si nous avions été exposés à la lumière de l’actualité durant ces années. Mais le monde est maintenant plus complexe et préparé à marcher vers un gouvernement mondial qui ne connaîtra plus jamais la guerre, mais seulement la paix et la prospérité pour l’humanité toute entière. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers internationaux est certainement préférable à l’autodétermination pratiquée dans les siècles passés.”

De quel gouvernement mondial parle-t-il ? Qu’entend-t-il par souveraineté supranationale ? Un seul gouvernement mondial ? Une réunion de l’Europe, des États-Unis, de l’Asie, l’Afrique, l’Amérique du sud ? Un seul président ?

Jim Tuker, autre journaliste spécialiste du sujet, nous révèle que lors de la réunion 2005, a été évoquée la possibilité de créer une taxe directe sur le pétrole prélevée par l’ONU, ce qui serait une première mondiale pour une agence non gouvernementale, et par la même occasion, un véritable scandale. Aurait même été discuté, le choix du moment propice à la proclamation de ce nouvel impôt; pendant, ou à la fin d’un conflit armé ? Ce serait une avancée majeure dans la création d’un gouvernement mondial.


La liste des participants était disponible sur simple appel téléphonique au 001 703 818 3647 , 9h à 17h, les 6 et 7 juin 2008.

 

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Voici accessoirement la liste des participants:


DEU Ackermann, Josef Chairman of the Management Board and the Group Executive Committee, Deutsche Bank AG
CAN Adams, John Associate Deputy Minister of National Defence and Chief of the Communications Security Establishment Canada
USA Ajami, Fouad Director, Middle East Studies Program, The Paul H. Nitze School of Advanced International Studies, The Johns Hopkins University
USA Alexander, Keith B. Director, National Security Agency
INT Almunia, Joaquín Commissioner, European Commission
GRC Alogoskoufis, George Minister of Economy and Finance
USA Altman, Roger C. Chairman, Evercore Partners Inc.

TUR Babacan, Ali Minister of Foreign Affairs
NLD Balkenende, Jan Peter Prime Minister
PRT Balsemão, Francisco Pinto Chairman and CEO, IMPRESA, S.G.P.S.; Former Prime Minister
FRA Baverez, Nicolas Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP
ITA Bernabè, Franco CEO, Telecom Italia Spa
USA Bernanke, Ben S. Chairman, Board of Governors, Federal Reserve System
SWE Bildt, Carl Minister of Foreign Affairs
FIN Blåfield, Antti Senior Editorial Writer, Helsingin Sanomat
DNK Bosse, Stine CEO, TrygVesta
CAN Brodie, Ian Chief of Staff, Prime Minister’s Office
AUT Bronner, Oscar Publisher and Editor, Der Standard

FRA Castries, Henri de Chairman of the Management Board and CEO, AXA
ESP Cebrián, Juan Luis CEO, PRISA
CAN Clark, Edmund President and CEO, TD Bank Financial Group
GBR Clarke, Kenneth Member of Parliament
NOR Clemet, Kristin Managing Director, Civita
USA Collins, Timothy C. Senior Managing Director and CEO, Ripplewood Holdings, LLC
FRA Collomb, Bertrand Honorary Chairman, Lafarge
PRT Costa, António Mayor of Lisbon
USA Crocker, Chester A. James R. Schlesinger Professor of Strategic Studies

USA Daschle, Thomas A. Former US Senator and Senate Majority Leader
CAN Desmarais, Jr., Paul Chairman and co-CEO, Power Corporation of Canada
GRC Diamantopoulou, Anna Member of Parliament
USA Donilon, Thomas E. Partner, O’Melveny & Myers
ITA Draghi, Mario Governor, Banca d’Italia

AUT Ederer, Brigitte CEO, Siemens AG Österreich
CAN Edwards, N. Murray Vice Chairman, Candian Natural Resources Limited
DNK Eldrup, Anders President, DONG A/S
ITA Elkann, John Vice Chairman, Fiat S.p.A.

USA Farah, Martha J. Director, Center for Cognitive Neuroscience; Walter H. Annenberg Professor in the Natural Sciences, University of Pennsylvania
USA Feldstein, Martin S. President and CEO, National Bureau of Economic Research
DEU Fischer, Joschka Former Minister of Foreign Affairs
USA Ford, Jr., Harold E. Vice Chairman, Merill Lynch & Co., Inc.
CHE Forstmoser, Peter Professor for Civil, Corporation and Capital Markets Law, University of Zürich

IRL Gallagher, Paul Attorney General
USA Geithner, Timothy F. President and CEO, Federal Reserve Bank of New York
USA Gigot, Paul Editorial Page Editor, The Wall Street Journal
IRL Gleeson, Dermot Chairman, AIB Group
NLD Goddijn, Harold CEO, TomTom
TUR Gögüs, Zeynep Journalist; Founder, EurActiv.com.tr
USA Graham, Donald E. Chairman and CEO, The Washington Post Company

NLD Halberstadt, Victor Professor of Economics, Leiden University; Former Honorary Secretary General of Bilderberg Meetings
USA Holbrooke, Richard C. Vice Chairman, Perseus, LLC
FIN Honkapohja, Seppo Member of the Board, Bank of Finland
INT Hoop Scheffer, Jaap G. de Secretary General, NATO
USA Hubbard, Allan B. Chairman, E & A Industries, Inc.
BEL Huyghebaert, Jan Chairman of the Board of Directors, KBC Group

DEU Ischinger, Wolfgang Former Ambassador to the UK and US

USA Jacobs, Kenneth Deputy Chairman, Head of Lazard U.S., Lazard Frères & Co. LLC
USA Johnson, James A. Vice Chairman, Perseus, LLC (Obama’s man tasked with selecting his running mate)
SWE Johnstone, Tom President and CEO, AB SKF
USA Jordan, Jr., Vernon E. Senior Managing Director, Lazard Frères & Co. LLC
FRA Jouyet, Jean-Pierre Minister of European Affairs

GBR Kerr, John Member, House of Lords; Deputy Chairman, Royal Dutch Shell plc.
USA Kissinger, Henry A. Chairman, Kissinger Associates, Inc.
DEU Klaeden, Eckart von Foreign Policy Spokesman, CDU/CSU
USA Kleinfeld, Klaus President and COO, Alcoa
TUR Koç, Mustafa Chairman, Koç Holding A.S.
FRA Kodmani, Bassma Director, Arab Reform Initiative
USA Kravis, Henry R. Founding Partner, Kohlberg Kravis Roberts & Co.
USA Kravis, Marie-Josée Senior Fellow, Hudson Institute, Inc.
INT Kroes, Neelie Commissioner, European Commission
POL Kwasniewski, Aleksander Former President

AUT Leitner, Wolfgang CEO, Andritz AG
ESP León Gross, Bernardino Secretary General, Office of the Prime Minister

INT Mandelson, Peter Commissioner, European Commission
FRA Margerie, Christophe de CEO, Total
CAN Martin, Roger Dean, Joseph L. Rotman School of Management, University of Toronto
HUN Martonyi, János Professor of International Trade Law; Partner, Baker & McKenzie; Former Minister of Foreign Affairs
USA Mathews, Jessica T. President, Carnegie Endowment for International Peace
INT McCreevy, Charlie Commissioner, European Commission
USA McDonough, William J. Vice Chairman and Special Advisor to the Chairman, Merrill Lynch & Co., Inc.
CAN McKenna, Frank Deputy Chair, TD Bank Financial Group
GBR McKillop, Tom Chairman, The Royal Bank of Scotland Group
FRA Montbrial, Thierry de President, French Institute for International Relations
ITA Monti, Mario President, Universita Commerciale Luigi Bocconi
USA Mundie, Craig J. Chief Research and Strategy Officer, Microsoft Corporation
NOR Myklebust, Egil Former Chairman of the Board of Directors SAS, Norsk Hydro ASA

DEU Nass, Matthias Deputy Editor, Die Zeit
NLD Netherlands, H.M. the Queen of the

FRA Ockrent, Christine CEO, French television and radio world service
FIN Ollila, Jorma Chairman, Royal Dutch Shell plc
SWE Olofsson, Maud Minister of Enterprise and Energy; Deputy Prime Minister
NLD Orange, H.R.H. the Prince of
GBR Osborne, George Shadow Chancellor of the Exchequer
TUR Öztrak, Faik Member of Parliament

ITA Padoa-Schioppa, Tommaso Former Minister of Finance; President of Notre Europe
GRC Papahelas, Alexis Journalist, Kathimerini
GRC Papalexopoulos, Dimitris CEO, Titan Cement Co. S.A.
USA Paulson, Jr., Henry M. Secretary of the Treasury
USA Pearl, Frank H. Chairman and CEO, Perseus, LLC
USA Perle, Richard N. Resident Fellow, American Enterprise Institute for Public Policy Research
FRA Pérol, François Deputy General Secretary in charge of Economic Affairs
DEU Perthes, Volker Director, Stiftung Wissenschaft und Politik
BEL Philippe, H.R.H. Prince
CAN Prichard, J. Robert S. President and CEO, Torstar Corporation

CAN Reisman, Heather M. Chair and CEO, Indigo Books & Music Inc.
USA Rice, Condoleezza Secretary of State
PRT Rio, Rui Mayor of Porto
USA Rockefeller, David Former Chairman, Chase Manhattan Bank
ESP Rodriguez Inciarte, Matias Executive Vice Chairman, Grupo Santander
USA Rose, Charlie Producer, Rose Communications
DNK Rose, Flemming Editor, Jyllands Posten
USA Ross, Dennis B. Counselor and Ziegler Distinguished Fellow, The Washington Institute for Near East Policy
USA Rubin, Barnett R. Director of Studies and Senior Fellow, Center for International Cooperation, New York University

TUR Sahenk, Ferit Chairman, Dogus Holding A.S.
USA Sanford, Mark Governor of South Carolina
USA Schmidt, Eric Chairman of the Executive Committee and CEO, Google
AUT Scholten, Rudolf Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG
DNK Schur, Fritz H. Fritz Schur Gruppen
CZE Schwarzenberg, Karel Minister of Foreign Affairs
USA Sebelius, Kathleen Governor of Kansas
USA Shultz, George P. Thomas W. and Susan B. Ford Distinguished Fellow, Hoover Institution, Stanford University
ESP Spain, H.M. the Queen of
CHE Spillmann, Markus Editor-in-Chief and Head Managing Board, Neue Zürcher Zeitung AG
USA Summers, Lawrence H. Charles W. Eliot Professor, Harvard University

GBR Taylor, J. Martin Chairman, Syngenta International AG
USA Thiel, Peter A. President, Clarium Capital Management, LLC
NLD Timmermans, Frans Minister of European Affairs
RUS Trenin, Dmitri V. Deputy Director and Senior Associate, Carnegie Moscow Center
INT Trichet, Jean-Claude President, European Central Bank

USA Vakil, Sanam Assistant Professor of Middle East Studies, The Paul H. Nitze School of Advanced International Studies, Johns Hopkins University
FRA Valls, Manuel Member of Parliament
GRC Varvitsiotis, Thomas Co-Founder and President, V + O Communication
CHE Vasella, Daniel L. Chairman and CEO, Novartis AG
FIN Väyrynen, Raimo Director, The Finnish Institute of International Affairs
FRA Védrine, Hubert Hubert Védrine Conseil
NOR Vollebaek, Knut High Commissioner on National Minorities, OSCE

SWE Wallenberg, Jacob Chairman, Investor AB
USA Weber, J. Vin CEO, Clark & Weinstock
USA Wolfensohn, James D. Chairman, Wolfensohn & Company, LLC
USA Wolfowitz, Paul Visiting Scholar, American Enterprise Institute for Public Policy Research

INT Zoellick, Robert B. President, The World Bank Group >>

Merci à MD pour sa contribution à l’information sur les mécanismes du NWO.

Bilderberg 2008 : une partie du programme officiellement dévoilée

Classé dans: Organisations secrètes — admin @ 12:08 le Samedi 7 juin 2008

Voici selon l’agence de presse russe Ria Novotsi une partie du programme du Bilderberg 2008 :

<< WASHINGTON, 7 juin - RIA Novosti. La situation en Russie sera l’un des principaux sujets de la réunion annuelle à huis clos du groupe Bilderberg du 6 au 8 juin à Chantilly près de Washington, aux Etats-Unis, apprend-on du service de presse du groupe.

Le groupe Bilderberg est un forum de discussion américano-européen dont les réunions ont lieu depuis 1954. Le forum est un rassemblement annuel et non-officiel où les participants peuvent échanger librement leurs points de vue sur différentes questions, a précisé le service de presse.

Lors de leur séance, les membres du groupe aborderont les problèmes du désarmement mondial, de la lutte contre le terrorisme, des relations entre l’Etats-Unis et l’UE, ainsi que la situation en Afghanistan, au Pakistan et en Iran.

Parmi les participants au forum figurent environ 140 membres et invités du groupe, y compris la secrétaire d’Etat américaine Condoleeza Rice, le secrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer, le président de la Banque Mondiale Robert Zoellick, les reines des Pays-Bas et d’Espagne, le secrétaire américain au Trésor Henri Paulson [] >>

La suite sur Ria Novotsi.

Localisation du Bilderberg Group 2008 à Chantilly, tout près de Washington (Virginie/USA) :


View Larger Map

Il ne s’agit ici que du programme officiellement dévoilé, il est difficile de savoir si ces sujets seront bel et bien étudiés, dans quelle mesure ni dans quel sens puisque ces discussions se font à huis clos et qu’il est interdit aux participants de prendre des notes et de révéler la tenue des travaux.

Par ailleurs, il est tout-à-fait possible que d’autres sujets très importants soient étudiés, ces informations sont données à titre indicatif.

Pour France 5, la “chaine du Savoir” et ses “experts internationaux” qui ne savaient pas : voici la liste des participants au Bilderberg 2008

Classé dans: Organisations secrètes — admin @ 8:22 le Vendredi 6 juin 2008

Tout le monde se souvient de l’affaire du Bilderberg et des Experts internationaux de la Chaine publique du Savoir, France 5 :

Re-voici la vidéo de cet épisode de télévision incroyable, afin de rafraichir la mémoire de celles et ceux qui ne s’en souviendraient plus, malgré de nombreux rappels sur 911nwo.info tellement cette affaire est emblématique de la chape de plomb nouvel-ordre-mondialiste qui pèse sur les médias autorisés, qui d’ailleurs n’ont jamais relayé cette affaire explosive, se serrant les coudes quand cela va mal…

Les “experts internationaux” de France 5, la Chaine publique du Savoir, n’ont jamais entendu parler du Bilderbeg group, qui réunit depuis 1954 le gotha économique et diplomatique mondial. - Srouce France 5 par Dailymotion

Puisque les pseudo-experts-pseudo-ignares de France 5, la chaine du Savoir censée a priori savoir que les plus grands décideurs du monde se réunissent chaque année dans un grand hôtel où est imposé le secret le plus absolu, puisque ces experts ne savaient pas qu’une telle chose existât en notre bas-monde, voici la liste des participants dans laquelle le gratin de l’élite française économique et diplomatique est surligné en gras :

Que du beau monde :

Honorary Chairman
BEL “Davignon, Etienne” “Vice Chairman, Suez-Tractebel”

DEU “Ackermann, Josef” “Chairman of the Management Board and the Group Executive Committee, Deutsche Bank AG”
CAN “Adams, John” Associate Deputy Minister of National Defence and Chief of the Communications Security Establishment Canada
USA “Ajami, Fouad” “Director, Middle East Studies Program, The Paul H. Nitze School of Advanced International Studies, The Johns Hopkins University”
USA “Alexander, Keith B.” “Director, National Security Agency”
INT “Almunia, Joaquín ” “Commissioner, European Commission”
GRC “Alogoskoufis, George” Minister of Economy and Finance
USA “Altman, Roger C.” “Chairman, Evercore Partners Inc.”
TUR “Babacan, Ali ” Minister of Foreign Affairs
NLD “Balkenende, Jan Peter” Prime Minister
PRT “Balsemão, Francisco Pinto” “Chairman and CEO, IMPRESA, S.G.P.S.; Former Prime Minister”
FRA “Baverez, Nicolas” “Partner, Gibson, Dunn & Crutcher LLP”
ITA “Bernabè, Franco” “CEO, Telecom Italia Spa”
USA “Bernanke, Ben S.” “Chairman, Board of Governors, Federal Reserve System”
SWE “Bildt, Carl” Minister of Foreign Affairs
FIN “Blåfield, Antti ” “Senior Editorial Writer, Helsingin Sanomat”
DNK “Bosse, Stine” “CEO, TrygVesta”
CAN “Brodie, Ian ” “Chief of Staff, Prime Minister’s Office”
AUT “Bronner, Oscar” “Publisher and Editor, Der Standard”
FRA “Castries, Henri de ” “Chairman of the Management Board and CEO, AXA”
ESP “Cebrián, Juan Luis” “CEO, PRISA”
CAN “Clark, Edmund” “President and CEO, TD Bank Financial Group”
GBR “Clarke, Kenneth” Member of Parliament
NOR “Clemet, Kristin” “Managing Director, Civita”
USA “Collins, Timothy C.” “Senior Managing Director and CEO, Ripplewood Holdings, LLC”
FRA “Collomb, Bertrand” “Honorary Chairman, Lafarge”
PRT “Costa, António” Mayor of Lisbon
USA “Crocker, Chester A.” James R. Schlesinger Professor of Strategic Studies
USA “Daschle, Thomas A.” Former US Senator and Senate Majority Leader
CAN “Desmarais, Jr., Paul ” “Chairman and co-CEO, Power Corporation of Canada”
GRC “Diamantopoulou, Anna” Member of Parliament
USA “Donilon, Thomas E.” “Partner, O’Melveny & Myers”
ITA “Draghi, Mario” “Governor, Banca d’Italia”
AUT “Ederer, Brigitte” “CEO, Siemens AG Österreich”
CAN “Edwards, N. Murray ” “Vice Chairman, Candian Natural Resources Limited”

DNK “Eldrup, Anders ” “President, DONG A/S”
ITA “Elkann, John” “Vice Chairman, Fiat S.p.A.”
USA “Farah, Martha J.” “Director, Center for Cognitive Neuroscience; Walter H. Annenberg Professor in the Natural Sciences, University of Pennsylvania”
USA “Feldstein, Martin S.” “President and CEO, National Bureau of Economic Research”
DEU “Fischer, Joschka” Former Minister of Foreign Affairs
USA “Ford, Jr., Harold E.” “Vice Chairman, Merill Lynch & Co., Inc.”
CHE “Forstmoser, Peter” “Professor for Civil, Corporation and Capital Markets Law, University of Zürich”
IRL “Gallagher, Paul ” Attorney General
USA “Geithner, Timothy F. ” “President and CEO, Federal Reserve Bank of New York”
USA “Gigot, Paul ” “Editorial Page Editor, The Wall Street Journal”
IRL “Gleeson, Dermot ” “Chairman, AIB Group”
NLD “Goddijn, Harold” “CEO, TomTom”
TUR “Gögüs, Zeynep ” “Journalist; Founder, EurActiv.com.tr”
USA “Graham, Donald E.” “Chairman and CEO, The Washington Post Company”
NLD “Halberstadt, Victor” “Professor of Economics, Leiden University; Former Honorary Secretary General of Bilderberg Meetings”
USA “Holbrooke, Richard C. ” “Vice Chairman, Perseus, LLC”
FIN “Honkapohja, Seppo” “Member of the Board, Bank of Finland”
INT “Hoop Scheffer, Jaap G. de” “Secretary General, NATO”
USA “Hubbard, Allan B.” “Chairman, E & A Industries, Inc.”
BEL “Huyghebaert, Jan” “Chairman of the Board of Directors, KBC Group”
DEU “Ischinger, Wolfgang” Former Ambassador to the UK and US
USA “Jacobs, Kenneth” “Deputy Chairman, Head of Lazard U.S., Lazard Frères & Co. LLC”
USA “Johnson, James A.” “Vice Chairman, Perseus, LLC” (Obama’s man tasked with selecting his running mate)
SWE “Johnstone, Tom ” “President and CEO, AB SKF”
USA “Jordan, Jr., Vernon E.” “Senior Managing Director, Lazard Frères & Co. LLC”
FRA “Jouyet, Jean-Pierre ” Minister of European Affairs
GBR “Kerr, John ” “Member, House of Lords; Deputy Chairman, Royal Dutch Shell plc.”
USA “Kissinger, Henry A.” “Chairman, Kissinger Associates, Inc.”
DEU “Klaeden, Eckart von” “Foreign Policy Spokesman, CDU/CSU”
USA “Kleinfeld, Klaus” “President and COO, Alcoa”
TUR “Koç, Mustafa ” “Chairman, Koç Holding A.S.”
FRA “Kodmani, Bassma” “Director, Arab Reform Initiative”
USA “Kravis, Henry R.” “Founding Partner, Kohlberg Kravis Roberts & Co.”
USA “Kravis, Marie-Josée” “Senior Fellow, Hudson Institute, Inc.”
INT “Kroes, Neelie ” “Commissioner, European Commission”
POL “Kwasniewski, Aleksander ” Former President
AUT “Leitner, Wolfgang” “CEO, Andritz AG”
ESP “León Gross, Bernardino” “Secretary General, Office of the Prime Minister”
INT “Mandelson, Peter” “Commissioner, European Commission”
FRA “Margerie, Christophe de” “CEO, Total”
CAN “Martin, Roger” “Dean, Joseph L. Rotman School of Management, University of Toronto”
HUN “Martonyi, János” “Professor of International Trade Law; Partner, Baker & McKenzie; Former Minister of Foreign Affairs”
USA “Mathews, Jessica T. ” “President, Carnegie Endowment for International Peace”

INT “McCreevy, Charlie ” “Commissioner, European Commission”
USA “McDonough, William J.” “Vice Chairman and Special Advisor to the Chairman, Merrill Lynch & Co., Inc.”
CAN “McKenna, Frank” “Deputy Chair, TD Bank Financial Group”
GBR “McKillop, Tom ” “Chairman, The Royal Bank of Scotland Group”
FRA “Montbrial, Thierry de” “President, French Institute for International Relations”
ITA “Monti, Mario” “President, Universita Commerciale Luigi Bocconi”
USA “Mundie, Craig J. ” “Chief Research and Strategy Officer, Microsoft Corporation”
NOR “Myklebust, Egil” “Former Chairman of the Board of Directors SAS, Norsk Hydro ASA”
DEU “Nass, Matthias” “Deputy Editor, Die Zeit”
NLD “Netherlands, H.M. the Queen of the”
FRA “Ockrent, Christine” “CEO, French television and radio world service”
FIN “Ollila, Jorma” “Chairman, Royal Dutch Shell plc”
SWE “Olofsson, Maud ” Minister of Enterprise and Energy; Deputy Prime Minister
NLD “Orange, H.R.H. the Prince of”
GBR “Osborne, George” Shadow Chancellor of the Exchequer
TUR “Öztrak, Faik” Member of Parliament
ITA “Padoa-Schioppa, Tommaso ” Former Minister of Finance; President of Notre Europe
GRC “Papahelas, Alexis” “Journalist, Kathimerini”
GRC “Papalexopoulos, Dimitris” “CEO, Titan Cement Co. S.A.”
USA “Paulson, Jr., Henry M.” Secretary of the Treasury
USA “Pearl, Frank H.” “Chairman and CEO, Perseus, LLC”
USA “Perle, Richard N.” “Resident Fellow, American Enterprise Institute for Public Policy Research”
FRA “Pérol, François” Deputy General Secretary in charge of Economic Affairs
DEU “Perthes, Volker” “Director, Stiftung Wissenschaft und Politik”
BEL “Philippe, H.R.H. Prince”
CAN “Prichard, J. Robert S.” “President and CEO, Torstar Corporation”
CAN “Reisman, Heather M.” “Chair and CEO, Indigo Books & Music Inc.”
USA “Rice, Condoleezza” Secretary of State
PRT “Rio, Rui ” Mayor of Porto
USA “Rockefeller, David ” “Former Chairman, Chase Manhattan Bank”
ESP “Rodriguez Inciarte, Matias” “Executive Vice Chairman, Grupo Santander”
USA “Rose, Charlie” “Producer, Rose Communications”
DNK “Rose, Flemming” “Editor, Jyllands Posten”
USA “Ross, Dennis B.” “Counselor and Ziegler Distinguished Fellow, The Washington Institute for Near East Policy”
USA “Rubin, Barnett R.” “Director of Studies and Senior Fellow, Center for International Cooperation, New York University”
TUR “Sahenk, Ferit ” “Chairman, Dogus Holding A.S.”
USA “Sanford, Mark” Governor of South Carolina
USA “Schmidt, Eric” “Chairman of the Executive Committee and CEO, Google”
AUT “Scholten, Rudolf ” “Member of the Board of Executive Directors, Oesterreichische Kontrollbank AG”
DNK “Schur, Fritz H. ” Fritz Schur Gruppen
CZE “Schwarzenberg, Karel ” Minister of Foreign Affairs
USA “Sebelius, Kathleen” Governor of Kansas
USA “Shultz, George P.” “Thomas W. and Susan B. Ford Distinguished Fellow, Hoover Institution, Stanford University”

ESP “Spain, H.M. the Queen of”
CHE “Spillmann, Markus” “Editor-in-Chief and Head Managing Board, Neue Zürcher Zeitung AG”
USA “Summers, Lawrence H.” “Charles W. Eliot Professor, Harvard University”
GBR “Taylor, J. Martin” “Chairman, Syngenta International AG”
USA “Thiel, Peter A.” “President, Clarium Capital Management, LLC”
NLD “Timmermans, Frans ” Minister of European Affairs
RUS “Trenin, Dmitri V.” “Deputy Director and Senior Associate, Carnegie Moscow Center”
INT “Trichet, Jean-Claude” “President, European Central Bank”
USA “Vakil, Sanam” “Assistant Professor of Middle East Studies, The Paul H. Nitze School of Advanced International Studies, Johns Hopkins University”
FRA “Valls, Manuel ” Member of Parliament
GRC “Varvitsiotis, Thomas” “Co-Founder and President, V + O Communication”
CHE “Vasella, Daniel L.” “Chairman and CEO, Novartis AG”
FIN “Väyrynen, Raimo” “Director, The Finnish Institute of International Affairs”
FRA “Védrine, Hubert” Hubert Védrine Conseil
NOR “Vollebaek, Knut” “High Commissioner on National Minorities, OSCE”
SWE “Wallenberg, Jacob” “Chairman, Investor AB”
USA “Weber, J. Vin” “CEO, Clark & Weinstock”
USA “Wolfensohn, James D. ” “Chairman, Wolfensohn & Company, LLC”
USA “Wolfowitz, Paul ” “Visiting Scholar, American Enterprise Institute for Public Policy Research”
INT “Zoellick, Robert B. ” “President, The World Bank Group”

Rapporteurs
GBR “Bredow, Vendeline von” “Business Correspondent, The Economist”
GBR “Wooldridge, Adrian D.” “Foreign Correspondent, The Economist”

AUT Austria HUN Hungary
BEL Belgium INT International
CHE Switzerland IRL Ireland
CAN Canada ITA Italy
CZE Czech Republic NOR Norway
DEU Germany NLD Netherlands
DNK Denmark PRT Portugal
ESP Spain POL Poland
FRA France RUS Russia
FIN Finland SWE Sweden
GBR Great Britain TUR Turkey
GRC Greece USA United States of America

Source Prison Planet

Bien entendu, il ne s’agit là que des “invités” du cercle extérieur, seulement conviés à l’apéritif , d’autres organisateurs et participants réguliers sont également présents dans une discrétion supérieure encore…

Il se pourrait même que les candidats démocrates Hillary Clinton et Barack Obama aient été conviés au petit comité des décideurs mondiaux…

Evidemment, la presse alignée n’abordera absolument pas cet évènement mondial, si ce n’est dans le meilleur des cas pour constater la belle chemise de l’un ou le sourire de l’autre… place au football et aux Jeux olympiques, alors que le baril de brut vient de bondir de 14 dollars en 24h, pulvérisant ses records historiques à 137 US $…

L’an dernier, les rares fuites en provenance du Bilderberg group annonçaient le baril de brut à 200$, encore un petit effort et on y sera, mais tout ceci n’est bien entendu que pure coïncidence…

Comme par hasard, le PDG de Total est convié à la petite sauterie élitiste mondiale en circuit fermé.

Gageons qu’il aura sûrement son petit avis sur la question, mais malheureusement, il y a de grandes chance que nous ne le connaissions jamais puisqu’il est strictement interdit aux participants de faire état des débats.

Sans secret[s], que serait le Nouvel Ordre Mondial ?

L’histoire du Bilderberg racontée à Y.Calvi et J.F.Khan

Classé dans: Organisations secrètes — admin @ 10:37 le Samedi 24 mai 2008

Nous avons évoqué à plusieurs reprises cette affaire incroyable et pourtant vraie des “Grands journalistes indépendants” et des “grands experts internationaux” invités de la “Grande chaine publique du Savoir”, France 5… et qui n’ont jamais entendu parler du Bilderberg groupe…

Un moment d’anthologie télévisuelle.

Interrogé sur la Grande Chaine publique du Savoir France 5, les experts adoubés ne connaissent pas le Bilderberg Groupe - Dailymotion

Celui-ci pourrait se réunir comme chaque année depuis plus de 50 ans début Juin 2008 dans les environs de Washington et rassembler tout le gratin mondial dans le plus grand secret.

Voici une réponse cinglante à nos chers experts en tout, experts en rien par Laurence Kalafatides :

<< Ceux qui ignorent l’histoire se condamnent à la répéter (Georges Langlois)

Par Laurence Kalafatides
Le 18 mai 2008

La nouvelle vient juste de tomber. Cette année, le Bilderberg tiendra sa conférence annuelle du 5 au 8 juin, à Chantilly, près de Washington. Cette information, venue des Pays-Bas, a peu de chance d’intéresser les téléspectateurs français car, depuis le 4 mars 2008, ils “savent” que le Bilderberg n’existe pas. En effet,ce soir là, Yves Calvi, consacrait son émission C dans l’air - une de ces cuistreries dont la télévision française est friande - à la question : “ Qui gouverne le monde “.

Yves Calvi, journaliste depuis 1986 (France Info, FRI, Europe 1) recevait quatre éminents spécialistes du sujet : Gérard Chaliand (spécialiste des problèmes géopolitiques et stratégiques), Nicole Bacharan (historienne et politologue franco-américaine), Jean-François Khan (historien, journaliste depuis 1964 - Europe 1, l’Express, le Monde - fondateur de l’Evénement du Jeudi puis de l’hebdomadaire Marianne),et enfin Jacques Rupnik (Directeur de recherches au Centre d’études et de recherches internationales). Comme à l’accoutumée, la fin de l’émission fut dédiée aux questions des téléspectateurs. Yves Calvi se saisit d’un message et posa la question à brûle-pourpoint : [1]

- Y. Calvi : Que savez-vous de l’organisation mondiale Bilder … beurk, je vais y arriver… Bilderberg, moi j’en avais jamais entendu parler, qui réunit chaque année les personnages les plus influents du monde ? vous connaissez ça vous ?
- Réponse unanime des invités : NON
- Y. Calvi : Ben voilà, c’est un bide en direct
- J-F Khan : Je connais la Tricontinentale [2] , je connais Davos, mais je connais pas …
- N. Bacharan : Je ne connais pas du tout cette organisation donc je n’en dirais rien
- Y. Calvi : c’est peut-être une invention d’un téléspectateur qui a de l’humour, qui nous teste ?
- N. Bacharan : peut-être qu’il voulait vérifier…
- G. Chaliand : Je me méfie beaucoup de ces organisations mondiales qui dans l’ombre se réunissent et distribuent en quelque sorte les dividendes et les rôles. C’est une longue histoire.
- Y. Calvi : Vous êtes peut-être en train de répondre très habilement à une fausse question, ce qui est très rare, et ce qui pour le coup est d’une grande intelligence, enfin moi, ça m’arrange !

La suite de l’émission importe peu. Les téléspectateurs auront retenu que le Bilderberg n’existe pas puisque cinq journalistes et spécialistes de géopolitique n’en ont tout simplement jamais entendu parler.

A la décharge de nos brillants “experts” il faut reconnaître que le Groupe de Bilderberg n’existe QUE depuis 54 ans, et que ce club ultra huppé ne reçoit QUE des têtes couronnées, des ministres,des secrétaires généraux de l’OTAN, des PDG, des patrons de presse. On le voit, il n’y a là rien qui puisse éveiller la curiosité des invités d’Yves Calvi. Pourtant…
Le Bilderberg, ce fantasme de gauchiste [3]

Pourtant, la genèse du Groupe de Bilderberg est une histoire fort instructive qui mérite d’être contée, car elle donne à voir une réalité qui se situe à l’exact opposé de la démocratie. Depuis sa création en 1952, le Bilderberg a largement contribué à construire le condominium euro-américain, sous leadership US, que l’on voit à l’oeuvre aujourd’hui. Ce condominium transatlantique peut être considéré comme la clé de voûte du nouvel “ordre mondial” que le président américain Harry Tuman a annoncé en 1947. Plan Marshall, OTAN et son réseau secret Stay-Behind, Union Européenne, CIA , MI6 et Bilderberg font partie des instruments utilisés pour mettre en place cet “ordre mondial” et mener la guerre froide.
Pour autant, façonner ce nouvel ordre mondial, selon l’architecture décidée par Washington, implique la collaboration des pays membres de l’Alliance Atlantique. Le Bilderberg a précisément pour fonction d’assurer cette collaboration. La filiation OTAN/Bilderberg peut se lire au travers des nombreuses sessions consacrées “aux questions sur lesquelles un accord au sein de l’Alliance Atlantique peut s’avérer difficile.” Sous couvert de débats, le Bilderberg exerce une véritable diplomatie parallèle au prétexte que, selon ses propres termes, ” les dimensions et les possibilités des contacts officiels [ des hommes d’Etat et des diplomates ] ont leurs limites et ne couvrent pas tout le champ que les fondateurs de Bilderberg avaient en idée.”

Le Groupe de Bilderberg, dont l’objectif affiché est de construire “l’unité du monde occidental” ne recrute que” des gens importants et respectés et qui peuvent contribuer à la réalisation des objectifs que le Bilderberg s’est assigné. [4]” Au début de chaque conférence, une note distribuée aux participants indique que l’on attend d’eux qu’ils usent de leur “influence afin que l’Alliance Atlantique puisse fonctionner d’une façon plus efficace.” Quant à la diversité des sujets débattus, elle découle, selon un document de 1957, de “l’intérêt commun des membres de l’OTAN [ qui ] s’étend constamment au-delà de la sphère d’application limitée du Traité Atlantique. [5]” Il va sans dire que pour faire entériner cette “politique occidentale qu’il serait peut-être plus exact bien que moins diplomatique d’appeler américaine” [6] la plus grande quiétude est nécessaire. C’est la raison pour laquelle ces conférences annuelles - qui regroupaient environ 50 personnes dans les premières années et qui aujourd’hui en comptent 120 - se tiennent loin des regards, dans des hôtels ultras sécurisés et ne donne lieu à aucune communication externe.
Amitié Transatlantique

Paris, 25 septembre 1952. Ce jour-là, 13 personnes se réunissent pour jeter les bases de ce qui deviendra deux ans plus tard, le Groupe de Bilderberg. En plus du Baron François de Nervo, hôte de la réunion, on note des personnalités venues de toute l’Europe :
- Paul Van Zeeland, ministre belge des affaires étrangères
- Bernhard De Lippe-Biesterfeld, Prince consort des Pays-Bas, époux de la Reine Juliana
- Ole Bjorn Kraft, Ministre danois des affaires étrangères, président du Conseil de l’OTAN
- Dr Rudolf Mueller, avocat d’affaires allemand, ancien président de la German Economic Administration de la zone anglaise.
- Panagiotis Pipinelis, représentant permanent de la Grèce à l’OTAN
- Paul Rykens, président de la firme multinationale Unilever
- Hugh Gaitskell, ancien chancelier de l’Echiquier, trésorier du parti travailliste
- Guy Mollet, président le la SFIO
- Antoine Pinay, Président du Conseil ; ministre des Finances et Affaires économiques

Et enfin les deux chevilles ouvrières du Bilderberg en cours de constitution :
- Sir Colin Gubbins, ancien Général de l’armée britannique, qui durant la guerre fut chargé de la planification des actions subversives et de sabotage au sein du S.O.E. - Special Operation Executive - Démantelé en juin 1946, le SOE fut remplacé, à l’intérieur du service de renseignement MI6, par une nouvelle section secrète ” Special Operations” dont Colin Gubbins prit le commandement. En liaison avec Frank Wisner - directeur du bureau de coordination politique des opérations spéciales de la CIA (OPC ) Gubbins s’activa à créer les armées secrètes de l’OTAN - Stay Behind - dans toute l’Europe [7].

- Joseph Retinger : Cet ami intime de Gubbins fut conseiller diplomatique du Général Sikorski, chef du gouvernement polonais en exil à Londres durant la Deuxième Guerre mondiale [8]. Les services secrets français le considéraient comme un agent du contre-espionnage polonais passé au service de l’Intelligence Service de Grande-Bretagne [9]. Lorsqu’en 1952, Retinger se lance dans la création du groupe de Bilderberg, il occupe le poste de secrétaire général du Mouvement européen.

Sont excusés, Max Brauer, membre du parti socialiste allemand, Maire de Hambourg et Lord Portal de Hungerford, ancien maréchal de la Royal Air Force, contrôleur pour la production de l’énergie atomique au ministère de l’approvisionnement.

Pour Retinger et ses amis, la première tâche consiste à redonner du dynamisme à la campagne antisoviétique en Europe, et à faire battre en retraite les partis communistes jugés trop puissants. Mais pour ce faire, il s’avère nécessaire de pacifier les relations euro-américaines. Il est vrai que de nombreux nuages se sont accumulés sur l’ horizon transatlantique depuis la fin de la guerre. Le comité européen pointe du doigt l’ingérence américaine dans les affaires intérieures des pays européens, à ce point outrancière que les élus peinent à la masquer à l’opinion publique. Problème amplifié par le comportement “vulgaire et arrogant” de nombreux Américains en postes en Europe et qui alimente un certain “anti-américanisme” dans les populations. Cette situation donne, selon les membres du Comité, des arguments aux partis communistes qui dans certains pays engrangent de belles victoires électorales. Le groupe échafaude alors un plan d’action destiné à “attirer l’attention des autorités compétentes sur des mesures qui puissent renforcer l’amitié et la confiance qui doivent régner entre l’Amérique et l’Europe” et décide, dans la foulée, de créer un Comité analogue aux Etats-Unis.

Peu de temps après, Joseph Retinger et le Prince Bernhard, s’envolent pour les Etats-Unis où ils rencontrent Averell Harriman [10], directeur de la Mutual Security Agency - agence chargée de coopération économique - Walter Bedell Smith [11], directeur de la CIA et C.D. Jackson [12], Président du Comité pour une Europe Libre . Le 1° octobre 1953 une lettre du directeur de la CIA, informe Retinger que le Comité américain est constitué. 18 mois plus tard, le 8 février 1954, Européens et Américains se réunissent, de nouveau chez le Baron François de Nervo, et valident un rapport - N°3 - où se trouve également consignée leur stratégie : “Les membres du Groupe, usant de leurs relations avec leurs autorités respectives, s’assureront que les points de vue développés dans le rapport n°3 seront soumis aux divers gouvernements”. Ils décident d’organiser ” dans un futur proche, une réunion restreinte de personnalités triées sur le volet et d’environ cinquante personnes ; la conférence discutera des problèmes mentionnés dans le document N°3 et si possible conviendra que ses conclusions sont la meilleure voie possible pour réaliser une entente parfaite entre l’Europe et l’Amérique. Les participants seront des personnalités influentes et informées des sujets débattus.”

La conférence dont il est fait mention est prévue pour les 29-30et 31 mai 1954 à Oosterbeek (Pays- Bas ) dans l’hôtel Bilderberg. Les thèmes inscrits à l’ordre du jour sont les suivants :
a) L’attitude générale envers le communisme et l’Union soviétique
b) L’unification de l’Europe
c) La Communauté européenne de Défense et la défense européenne
d) Le problème des colonies
e) Les problèmes économiques

Trouver un consensus qui permettrait d’adopter une position commune “envers le communisme et l’Union Soviétique” n’est pas chose aisée. Les Etats-Unis se montrent inflexibles envers “l’ennemi” et reprochent à l’Europe de s’orienter vers une politique de négociation avec l’URSS, voire même, blasphème, une politique d’apaisement. Pour leur défense, les Européens arguent d’un fort électorat communiste dans certains pays contre lequel la “solution” américaine semble inadéquate. Déterminés à aller de l’avant, les participants concluent que la réconciliation se fera grâce à un front commun contre l’Ennemi, à savoir le communisme.
Au fait, en quoi consiste cette menace communiste contre laquelle on mobilise tant de monde et tant d’argent ?
Le capitalisme en danger

En 1945, le Reich à peine vaincu, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis envisagent sérieusement un revirement d’alliance. Nombre de personnalités des deux nations considèrent que l’ennemi “naturel” n’est pas le nazisme, mais le bolchevisme. Il est, momentanément, question que les armées britanniques et américaine “marchent sur Moscou”. Churchill donne l’ordre - secret - au Maréchal Montgomery de ne pas désarmer les unités allemandes capturées et de les tenir prêtes pour un possible emploi contre l’armée rouge. De son côté, le Général Patton demande à réarmer deux divisions de la Waffen SS afin de les incorporer dans la troisième armée américaine pour les diriger contre les Russes. Dans le même temps, les services de renseignements américains recrutent des espions nazis ainsi que des gradés SS et exfiltrent un nombre considérable de criminels de guerre [13].

Toutefois, les opinions publiques ne sont pas prêtes à un tel revirement de situation et sont loin de considérer l’URSS comme une ennemie. En 1945, l’armée rouge jouit d’un grand prestige parmi les soldats stationnés en Europe, et un sondage indique que 55% des Américains déclarent vouloir conserver l’URSS comme allié après la guerre [14]. Durant l’année 1946, John Strohm, président de l’Association américaine des journalistes agricoles voyage plusieurs mois à travers la Russie, de retour, il racontera dans un livre que partout où il est allé, il a pu constater chez les Russes un profond sentiment d’amitié à l’égard des USA. Le diplomate américain Summer Welles, quant à lui, affirme publiquement que les véritables objectifs de la politique soviétique sont “la sécurité, la reconstruction, l’industrialisation des républiques soviétiques, et le développement des ressources naturelles comme partie essentielle d’un programme visant à élever rapidement le niveau de vie des Russes.” [15]

Ces prises de position s’avèrent extrêmement contrariantes pour ceux qui se sont considérablement enrichis grâce à l’économie de guerre et envisagent d’un mauvais oeil la baisse des carnets de commandes. D’ailleurs, en 1946, des économistes sonnent l’alarme : une crise de surproduction menace et le spectre de la récession n’est pas loin. Pour l’administration américaine, l’ urgence est de trouver des débouchés pour les produits et les capitaux américains, et de remettre en selle la stratégie de la “porte ouverte” [16]. Les regards se tournent vers l’Europe qui manque de tout, vers ses colonies dans lesquelles les Américains veulent pouvoir s’implanter et enfin vers les pays d’Europe sous l’influence de L’URSS .
Mais en Europe de l’Ouest, l’ antifascisme radical se double d’une remise en cause du capitalisme. Dans de nombreux pays, syndicats et partis de gauche acquièrent une influence considérable. En Allemagne les ouvriers mettent en place des “conseils d’entreprises souvent dirigés par des communistes” [17] y compris dans les filiales allemandes des entreprises américaines Ford ou General Motors. Ces conseils d’entreprises “inquiètent tous ceux qui craignent que la Deuxième Guerre mondiale ne débouche sur une révolution sociale, exactement comme la guerre franco-prussienne de 1870 et la Première Guerre mondiale avaient engendré la Commune et la Révolution d’Octobre.” [18] En Grande- Bretagne, le parti travailliste qui remporta les élections contre Winston Churchill en 1945 développe une politique qui répond aux aspirations d’une population extrêmement éprouvée par la guerre. De grandes réformes sociales sont mises en place, telle que la création de la sécurité sociale, ou la nationalisation des industries lourdes et de la Banque d’Angleterre. En Italie, les élections communales de 1946 amènent une large victoire des partis de gauche, tandis qu’en France, le général de Gaulle au pouvoir entreprend des nationalisations, et concède quatre ministères aux communistes. Les élections législatives de novembre 1946, font du PCF le premier parti politique en voix.
Quand Harry Truman était “fatigué de pouponner les soviétiques” [19]

Fort opportunément, en février 1946, un conseiller de l’ambassade américaine en URSS, George Kennan, rédige un long document dans lequel il fait part de ses réflexions sur le défi soviétique auquel est confronté l’Amérique. Bien que convaincu qu’il n’existe pas de risque de conflit entre les deux “grand”, il préconise une grande fermeté vis-à-vis du Kremlin ainsi qu’ une politique offensive visant à réduire l’influence soviétique sur les pays satellites. Ce “long télégramme” sera utilisé, peu de temps après, par l’establishment américain pour agiter la menace d’une agression militaire imminente de l’URSS.

Quelques mois plus tard, le sous-secrétaire d’Etat Dean Acheson réunit les principaux dirigeants du Congrès et leur présente la Russie comme une nation “agressive et expansionniste” et conclut qu’un gouffre idéologique infranchissable sépare l’URSS des Etats-Unis [20]. De son côté, la CIA informe le Président américain que “le plus grand danger pour la sécurité des Etats-Unis est la possibilité d’un effondrement économique en Europe occidentale et par conséquent l’accession au pouvoir d’éléments communistes” [21]
Le 6 mars 1947 , le Président Harry Truman attaque lors d’un discours à l’université Baylor le principe de l’économie administrée, visant par là non seulement l’URSS, mais aussi des pays comme la Grande-Bretagne ou la France. Truman décrit ainsi le “chemin pour l’ordre mondial” : ” Partout le futur est incertain. Les politiques économiques sont fluctuantes. Dans cette atmosphère de doute et d’hésitation, le facteur décisif sera le type de conduite que les Etats-Unis donneront au monde… Le peuple [ américain ] est prêt à assumer le rôle de guide qui lui revient … Nous sommes le géant du monde économique… Que nous le voulions ou non, la structure future des relations économiques dépend de nous. Le monde attend et observe pour voir ce que nous ferons. Ce choix est le nôtre.” Ce discours précède d’un mois le lancement du “Plan Marshall”. Entre temps le sénateur Vandenderg, président du Comité des Relations étrangères au Sénat, avait réussi à convaincre le président Truman “d’épouvanter” l’opinion afin de la préparer à la nouvelle politique antisoviétique [22]. Cette épouvante ira crescendo grâce à la “Croisade pour la Liberté” destinée à présenter une image apocalyptique de l’Union soviétique. Le général Eisenhower en personne, accuse Moscou de chercher à “contrôler le monde” et à “détruire la liberté humaine”, dans la foulée il annonce que l’Amérique doit se préparer à une bataille aux “conséquences mortelles” qui menacent” l’existence même des Etats-Unis” [23] . En 1952, la “chasse aux sorcières” du sénateur McCarthy ayant accompli son oeuvre, “une véritable crise d’hystérie s’est emparée de l’Amérique et l’opinion croyant la guerre proche s’inquiète de la construction rapide d’abris antiatomiques.” [24]

De retour aux Etats-Unis, George Kennan, est nommé directeur du Policy Planning Staff, division du Département d’Etat chargé d’élaborer la politique étrangère américaine. Dans un mémorandum adressé au secrétaire d’Etat Dean Acheson il expose ce que devrait être la position américaine vis-à-vis du reste du monde “Nous disposons de près de 50% de la richesse mondiale, mais seulement de 6,3% de la population… Notre véritable tache dans la période à venir est de concevoir un modèle de relations qui nous permettront de maintenir cette position de disparité… Notre attention devra partout se concentrer sur nos objectifs nationaux immédiats. Nous devons cesser de parler d’objectifs vagues et irréels tels que les droits de l’homme, l’amélioration du niveau de vie, et la démocratisation. Le jour où nous devrons raisonner en terme de concepts clairs de pouvoirs n’est pas si loin. Moins nous serons entravés par des slogans idéalistes et mieux cela sera” [25]

Mais l’agression militaire soviétique imminente est un bluff. A la fin de la guerre, l’URSS est à genoux. Vingt millions de Soviétiques sont morts au front, l’industrie a été dévastée par les armées d’Hitler et partout dans le pays la nourriture manque. Contrairement aux affirmations péremptoires des propagandistes, les “maîtres du Kremlin” n’ont pas l’intention de lancer une nouvelle guerre. En 1945, le ministre des affaires étrangères britannique, Antony Eden déclare devant le parlement anglais, être absolument convaincu que les mesures prises par les Russes en Europe occidentale sont seulement destinées à empêcher une dangereuse résurrection de la puissance allemande : “nous savons que les dispositions russes ne sont pas dirigées contre nous” [26] . D’ailleurs, en 1957, George Kennan lui-même prendra ses distances avec la position belliciste américaine et fera une mise au point : “Je n’ai jamais cru que le gouvernement soviétique, à aucun moment depuis 1945, ait désiré une guerre générale, ou qu’il aurait été amené, pour quelque raison politique valable, à entamer une telle guerre” [27]
Halloween au Bilderberg

Dans les salons du Baron de Nervo, le Comité de Bilderberg ne semble pas traumatisé par une quelconque attaque bolchevique. En revanche ce qui inquiète l’assemblée réunie ce 8 février 1954, est le manque d’enthousiasme évident des populations européennes pour la croisade américaine contre l’Union Soviétique. Selon le Comité européen, le problème est dû en partie, au McCarthysme qui a créé de “très grands dommages” dans l’opinion publique européenne surtout dans les pays où existe un fort électorat communiste. L’inquiétude monte d’un cran vers la fin de l’année lorsque C.D. Jackson averti le Département d’Etat que “l’Europe occidentale veut la paix, le relâchement des tensions internationales et la dissipation de la guerre froide” [28]. La Conférence de Barbizon, en mars 1955, est l’occasion de relancer l’ardeur au combat. Sur un ton mélodramatique, lors de la session consacrée à “l’infiltration communiste dans les divers pays occidentaux”, les conférenciers jouent à se faire peur et relatent le ” péril rouge” qui sévit chez eux :En Grande-Bretagne, ’”les communistes ont dû agir par voie d’infiltration pour tenter d’atteindre la position dominante qui leur est nécessaire.” En Allemagne, “les activités communistes se sont accrues…Il existe certains courants très sommaires au sein des masses laborieuses qui… peuvent être exploitées par la propagande communiste.” En France explique Guy Mollet “Il existe une tendance profondément enracinée à penser que le progrès est à gauche … Ce que le terme gauche signifie exactement n’est pas très bien saisi. Du fait que le communisme est ainsi baptisé, il n’y a rien là qui soit de nature à alarmer une large fraction de la population”. Quant à l’Italie : “on a pas réussi à isoler le communisme… La gravité de la situation [ économique ] donne aux communistes une sorte de monopole de l’espoir.” Les populations européennes, résume le Prince Bernhard, sont vulnérables du fait que “le communisme a deux attraits : l’égalité sociale ou la possibilité pour chacun de trouver sa place dans le système, et la sécurité économique qu’il offre à la partie non ambitieuse de la population, laquelle constitue la majorité.”

Heureusement, il existe des pays sains. La Suisse par exemple où les communistes sont très peu nombreux et sont “principalement des indigènes, pour la plupart ouvriers” auxquels s’ajoutent “une partie d’étudiants qui traversent ce qu’on peut appeler une crise de croissance.” A la fin de la session, les participants parviennent à se mettre un peu de baume au coeur : “Au Portugal, le communisme se présente sous un aspect largement négatif. Il est bon de savoir qu’il existe au moins un pays du monde où le communisme ne joue pas de rôle.” En effet, le Portugal est une dictature. En 1926, date du coup d’Etat, le parti communiste, interdit, a dû entrer en clandestinité. Après l’accession au pouvoir du dictateur Salazar, en 1933, les communistes furent massivement arrêtés. Ceux qui n’ont pas été sommairement exécutés furent torturés et déportés dans le camp de concentration de Tarafal au Cap-Vert.

La deuxième séance voit l’assemblée s’enflammer sur la question de la “défense de la démocratie” et la manière de s’y prendre pour la sauver. Le problème, résume un intervenant, est que “la guerre froide a quelque chose d’une guerre civile dans la mesure où une partie de la population fait fonction d’agents de l’étranger.”. Des mesures doivent être prises. Certains envisagent de faire appel à l’Eglise afin de contrer la “propagande pseudopacifiste” des communistes. D’autres exhument une “vieille loi néerlandaise de 1855 qui autorise la proscription des partis non démocrates” et qui mérite d’être examinée de près pour éventuellement servir de modèle aux autres. Impossible rétorque Alberto Pirelli - industriel fasciste et ancien ministre de Mussolini [29] - car en Italie les “choses sont devenues extrêmement difficiles depuis l’abrogation des lois fascistes.”
A défaut de pouvoir utiliser des lois fascistes pour sauver la démocratie, les conférenciers décident une “offensive de propagande” pour laquelle il sera nécessaire d’utiliser “plus particulièrement la presse … spécialement en Italie et en France”.
L’Europe, l’Europe, l’Europe

En ce début des années cinquante, la grande affaire transatlantique est incontestablement l’intégration européenne. Celle-ci fit d’ailleurs partie intégrante du Plan Marshall pour le relèvement de l’Europe. Pour l’Administration américaine, l’Europe a reconstruire s’envisageait d’abord comme un gigantesque marché à ouvrir aux produits et aux capitaux américains, permettant ainsi à l’industrie US d’échapper une crise de surproduction. Les conditions posées aux nations européennes pour avoir accès à l’aide Marshall étaient claires : créer une “union douanière” et rendre les monnaies européennes convertibles entre elles et avec le dollar. Afin de verrouiller ce nouveau marché, le Congrès américain vota tout un arsenal juridique, empêchant de facto les pays d’Europe de l’Ouest de commercer avec le “bloc de l’Est” [30]. Mais le Plan Marshall fut aussi un instrument d’ingérence dans les affaires de politique intérieure des pays “aidés”. “Le but de l’ERP [ Plan Marshall ] est fondamentalement politique … Il est nécessaire de coordonner et d’intégrer le mieux possible toutes les phases de l’effort du gouvernement américain, particulièrement la diplomatie, l’ECA [ administration du plan Marshall ], l’aide militaire et les opérations secrètes de guerre politique [ comprendre coups tordus de la CIA]” [31] Cette ingérence fut telle qu’elle finit par faire grincer des dents y compris dans les rangs américanophiles.

Pour le Bilderberg, pas question de laisser les choses s’envenimer. Lors de la réunion du 8 février 1954, la situation est froidement analysée : “la pression exercée par les Américains sur les Européens pour accélérer le processus d’unification indigne l’opinion européenne, y compris les plus ardents amis de l’Amérique.” De plus, les dernières nouvelles indiquent que l’on s’achemine vers un rejet, par le parlement français, de la Communauté européenne de Défense ( CED ), ce qui fera prendre un sérieux retard au réarmement de l’Allemagne décidé par les USA. L’inquiétude des membres du Bilderberg est d’autant plus vive que la plupart d’entre eux sont des figures majeures de la construction européenne.

Le projet d’une Europe fédérée sur les plans politique, économique et culturel fut le fruit de réflexions et de concertations menées à Londres, en 1943, par un petit groupe de personnalités. Edmond Giscard d’Estaing, Paul van Zeeland, Joseph Retinger en furent les principaux acteurs [32]. Trois ans plus tard, Van Zeeland, Retinger et son “vieil ami” Colin Gubbins créèrent la Ligue Indépendante de Coopération Européenne (ILEC). Il s’agissait d’un groupe de pression transnational composé d’hommes d’affaires, de banquiers et de politiques européens dont l’un des objectifs était l’établissement d’un marché commun européen et d’une monnaie unique. L’ambassadeur américain en Grande-Bretagne, Averell Harriman mit sur pied la section américaine de l’ILEC.
Au mois de septembre 1946 Winston Churchill appela solennellement à “ériger quelque chose comme les Etats-Unis d’Europe” [33]. Cet appel fut relayé par le Congrès américain qui exigea que les Etats bénéficiaires du Plan Marshall s’engagent à participer à ces Etats-Unis d’Europe [34]. Au même moment se créait, autour d’ Alexandre Marc, de Denis de Rougemont et d’Henry Frenay, l’Union Européenne des Fédéralistes (UEF) dont le rôle essentiel était de mobiliser l’opinion publique. De leur côté, les socialistes fondèrent le Mouvement Socialiste pour les Etats-Unis d’Europe, tandis que les chrétiens démocrates s’agrégèrent dans les Nouvelles Equipes Internationales. Afin de coordonner ces mouvements, Duncan Sandys - gendre de Churchill - et Joseph Retinger organisèrent un grand Congrès, financé par des fonds du Plan Marshall, à la Haye en mai 1948. Ce congrès donna naissance au Mouvement Européen dont Retinger devint le Président. Dès le début, mouvements fédéralistes et unionistes furent financés par la CIA. Mais ce nouveau Mouvement Européen, avait besoin de beaucoup d’argent pour fonctionner. A cette fin la CIA créa une organisation spécifique : l’ACUE ( American Committee for United Europe ) à la direction de laquelle on trouvait Walter Bedell-Smith, directeur de la CIA et Allen Dulles directeur des plans de la CIA. D’autres fonds parvinrent via la Fondation Ford dont un des dirigeants, Shepard Stone, lança en 1951 une grande campagne de soutien au Mouvement Européen. En 1952, ce même Shepard Stone finança la création du Groupe de Bilderberg dont il devint un membre du comité directeur.

L’Europe était sur les rails. Tout le monde cependant ne partageait pas ce bel enthousiasme. Le Général de Gaulle fit connaître son opinion par voix de presse : “N’est-ce pas tuer l’Europe que de fabriquer, à grand renfort d’intervention américaine, ce monstre, ce robot, ce Frankenstein, que pour tromper le monde, on appelle la Communauté ?” [35] Et de pointer un doigt accusateur sur cette construction communautaire où l’on voyait ” s’y employer des synarques [36] qui rêvent d’un empire supranational, des politiques qui croient tout perdu si l’on ne cède pas à l’étranger, enfin cette sorte de gens qui sont toujours prêts à s’inscrire pour le voyage de la lune, en souhaitant secrètement que le départ soit différé. Tous voulaient être les prophètes de l’Europe.” [37]

Pas question cependant de laisser le Général de Gaulle jouer les troublions dans cette Alliance Atlantique dont le but était “d’établir un ordre mondial stable” [38]. Mais la France, “pierre angulaire de l’Europe de l’Ouest continentale” [39] était sous bonne surveillance, plusieurs organismes américains étaient installés à Paris. L’ECA (Economic Cooperation Administration tout d’abord, dont le siège était situé dans l’hôtel Talleyrand, était en charge de la coordination, au niveau européen, de l’attribution des aides du plan Marshall. L’ECA était dirigé par Averell Harriman qui, de retour aux USA en 1952, supervisa la mise en place du Comité américain du Bilderberg. Également présent dans la capitale française le Comité France-Amérique administré entre autres par David Rockefeller et C.D. Jackson, tous deux membres du comité directeur du Bilderberg. Quant à Radio Free Europe - officine de la CIA - elle avait ses bureaux sur les Champs Elysées, et était dirigée par C.D. Jackson. Dans ce contexte,il n’est pas surprenant que les réunions constitutives du Bilderberg se soient tenues à Paris.
Le formatage de l’élite transatlantique
Le Bilderberg est un club élitiste, ne sont convié aux conférences que “des personnes influentes dont les relations personnelles avec les hommes placés à la tête des affaires publiques pourraient contribuer … a rechercher une attitude commune sur les terrains politiques, culturels, économiques et social.” Ses fondateurs estiment “beaucoup plus fructueux d’obtenir une compréhension et une bonne volonté mutuelles entre des hommes occupant les positions-clés dans chaque pays que d’essayer d’influencer directement l’homme de la rue par voie de publicité ou de propagande” [40]. La méthode du Bilderberg pour embrigader les élites qui s’emploieront à manipuler l’opinion publique, est identique à celle utilisée par le Congrès pour la Liberté de la Culture [41] : “La CIA faisait circuler les objectifs américains de politique extérieure et en retour, elle écoutait attentivement un groupe dont la connaissance de l’Europe de l’Ouest pouvait faciliter ou même modifier les méthodes et les arguments utilisés pour formuler les mêmes objectifs.” [42] La recette, concoctée par le Conseil de Stratégie Psychologique - PSB - créé en 1951 par le Président Truman, était basée sur le manuel d’instruction des stratèges de la CIA, qui préconisait de “contester la théorie politique égalitaire et de montrer la persistance et le caractère incontournable du pouvoir de l’élite, même en un âge d’égalité.” Le PSB proposait la mise en place d’un “mouvement intellectuel à long terme” afin de “briser les modes de pensées doctrinaires hostiles aux objectifs américains.” Pour cela il suggérait de prendre appui sur une élite définie comme étant “un groupe numériquement limité … Qui forme ou du moins prépare les attitudes et opinions de ceux qui à leur tour dirigent l’opinion publique.” [43] Ce parallélisme entre le Bilderberg et le Congrès pour la Liberté de la Culture n’est pas le fruit du hasard et l’on retrouve les mêmes acteurs dans les deux instances. La doctrine fut élaborée par le PSB à la demande du président du National Committee for Free Europe ( officine de la CIA ), C.D. Jackson, qui, au même moment, constituait le Comité américain du Bilderberg. Nommé, en 1953, conseiller spécial pour la guerre psychologique du président Eisenhower il devient, en 1954, administrateur du comité américain pour la Liberté de la Culture et membre du comité directeur du Bilderberg. Cinq autres personnalités sont liées aux deux instances : Hugh Gaitskell, chancelier de l’échiquier britannique, Denis Healey député travailliste, Stone Shepard directeur de la Fondation Ford et David Rockefeller président de la Chase Manhattan Bank.
Le mode d’emploi
Le fonctionnement du Bilderberg est décrit dans la brochure de présentation du groupe :
Le Prince Bernhard des Pays-Bas est le président et dirige chacune des réunions. Il est assisté par un secrétaire général pour l’Europe - Joseph Retinger jusqu’en 1958 [44] - et un secrétaire général pour les USA - Joseph E. Johnson [45]- Le Prince centralise toutes les activités de Bilderberg, désigne les membres du Comité directeur et après consultation de ces derniers décide des personnes à inviter aux conférences annuelles. Le Comité directeur se réunit au moins deux fois par an. Sa composition est variable à l’exception d’un petit groupe d’hommes qui sont toujours présents. Si, au début des années cinquante, les Conférences de Bilderberg comptent une cinquantaine d’invités, on en dénombre, aujourd’hui environ cent vingt. Considérant que “les dirigeants réels d’un pays ne sont pas seulement les politiciens [et que ] d’autres grands intérêts - religieux, financiers, industriels, syndicaux, intellectuels - jouent également leur rôle en matière de relations entre pays [46]”, la répartition des conférenciers est la suivante : environ 1/3 d’hommes politiques, 1/4 d’hommes d’affaires, le reste étant des intellectuels, des syndicalistes, des diplomates, des fonctionnaires et des représentants de la presse. Les conférences durent trois jours, dans un hôtel entièrement réservé à cet effet et gardé par une escouade de policiers. Ni les conjoints, ni les secrétaires ne sont acceptés. Chaque participant aux conférences devient “membre” de facto du Bilderberg et même s’il n’est plus invité par la suite, il peut sur demande recevoir les comptes rendus des réunions et ainsi continuer à user de son “influence” pour “contribuer à la réalisation des objectifs que Bilderberg s’est assigné”. La relation à la presse est ainsi décrite pas la brochure de présentation : “La presse en tant que telle n’est pas admise aux conférences, cela ne signifie pas pour autant que les journalistes soient exclus des réunions. En fait, d’éminentes personnalités de la presse ont assisté à la plupart des conférences, mais ils ont participé, comme tous les autres en leur qualité personnelle” [47]. Cette belle architecture faillit toutefois s’effondrer en 1976 lorsque le Prince bernhard fut pris dans la tourmente d’un scandale financier. Il fut contraint de reconnaître qu’il avait reçu 1 million de dollars de pots-de-vin de la firme Lockheed afin d’influencer le gouvernement hollandais pour l’achat d’avions de chasse F-16. Le Prince démissionna de la présidence du Bilderberg et il n’y eu pas de conférence cette année-là.
Les socialistes sont nos meilleurs amis
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, aux Etats-Unis, le clivage politique dans le domaine des affaires étrangères ne se fait plus selon une ligne Républicains/Démocrates mais selon une ligne isolationniste/interventionniste. Dès 1941, le courant interventionniste - politique de la porte ouverte - était devenu majoritaire dans les deux camps. En 1952, le président Harry Truman institua une règle visant à assurer la continuité de la politique extérieure quelque soit la majorité au pouvoir [48]. Situation dont se félicite le Comité américain lors de la Conférence de Bilderberg à Barbizon en 1955 : “Le large soutien auquel le Président est maintenant en mesure de faire appel pour sa politique étrangère, et qui couvre sans doute les deux tiers ou les trois quarts du parti républicain et une part considérable du parti démocrate, permet de traiter maintes questions importantes dans un climat de modération et de responsabilité.” L’objectif de Washington est d’exporter ce modèle en Europe afin que la ligne atlantiste soit conservée quelque soit le gouvernement en place, autrement dit s’assurer que si les partis socialistes viennent au pouvoir, ils adoptent une ligne compatible avec les intérêts américains. A la fin de la guerre les Etats-Unis organisèrent la Non Communist Left Policy - NCLP -( politique de gauche non communiste ) qu’Averell Harriman, résuma en ces termes au Congrès : “Les socialistes sont nos meilleurs amis en Europe” [49]. Sur le terrain, les Américains savaient pouvoir compter sur de nombreux soutiens afin de développer cette politique. En Italie tout d’abord, où dès 1945 les “Etats-Unis érigèrent la Démocratie chrétienne italienne (DCI) - un ramassis de collaborationnistes, de monarchistes et de fascistes - comme rempart au communisme” [50]. Son dirigeant, Alcide De Gasperi, président du Conseil Italien et ministre des Affaires étrangères de 1946 à 1953, qui recevait secrètement de l’argent de la CIA, suggéra à celle-ci de financer aussi le parti socialiste. “Bonne idée” qui fut immédiatement mise en pratique [51]. Sa mort inopinée en 1954 priva le Bilderberg de sa collaboration. [52] En France, autre pays fortement contaminé - selon Washington - par les idéaux communistes, c’est l’ambassadeur américain Jefferson Caffery, qui avait chargé les relations avec les socialistes. En 1946, celui-ci fit savoir à Washington que Guy Mollet, qui s’apprêtait a devenir secrétaire général de la SFIO, “n’avait aucune sympathie pour les communistes et souhaitait par-dessus tout entretenir avec Washington des rapports amicaux [53]” Une note du 21 janvier 1947, des services de renseignement français - SDECE - indiquait par ailleurs que “la NCLP prenait forme et que le soutien économique des partis européens de gauche non communistes a été décidé [54]” Fort de cette relation de proximité, l’ambassadeur Caffery discuta avec les socialistes de l’éviction des ministres communistes du gouvernement Ramadier. Eviction réalisée en mai 1947. Lorsqu’en mars 1949 les élections municipales montrèrent une forte poussée des conservateurs, Caffery, fit savoir au président du Conseil, Henri Queuille, que “pour les Etas-Unis, les socialistes devaient continuer à participer à la coalition gouvernementale” et dans la foulée alla trouver Guy Mollet pour lui demander de soutenir Queuille [55] . Guy Mollet devint en 1952 membre fondateur du Bilderberg. De l’autre côté de la Manche, l’affaire s’annonçait délicate. Il était question de mettre le Labor Parti (Parti travailliste) dans le “droit chemin”. Un organisme crée en 1948 par le premier ministre travailliste Clement Attlee fut utilisé à cet e