Observatoire du Nouvel Ordre Mondial

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COMPRENDRE et lutter contre le Nouvel Ordre Mondial

Livres : “La Stratégie du Choc” de Naomi Klein

Classé dans: Livres — admin @ 7:40 le Lundi 23 juin 2008

Voici un livre incontournable pour comprendre les idéologies et les stratégies tapies derrière la notion de Nouvel Ordre Mondial : “La Stratégie du Choc”, la montée du capitalisme du désastre, de Naomi Klein.

Présentation de l’éditeur
LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS. Qu’y a-t-il de commun entre le coup d’Etat de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l’effondrement de l’Union soviétique, le naufrage de l’épopée Solidarnosc en Pologne, les difficultés rencontrées par Mandela dans l’Afrique du Sud post-apartheid, les attentats du 11 septembre, la guerre en Irak, le tsunami qui dévasta les côtes du Sri Lanka en 2004, le cyclone Katrina, l’année suivante, la pratique de la torture partout et en tous lieux - Abou Ghraïb ou Guantànamo - aujourd’hui ?. Tous ces moments de notre histoire récente, répond Naomi Klein, ont partie liée avec l’avènement d’un “capitalisme du désastre”. Approfondissant la réflexion militante entamée avec son best-seller No Logo, Naomi Klein dénonce, dans La stratégie du choc, l’existence d’opérations concertées clans le but d’assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d’un ultralibéralisme tout-puissant. Ce dernier met sciemment à contribution crises et désastres pour substituer aux valeurs démocratiques, auxquelles les sociétés aspirent, la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation. Remarquablement conduite et documentée, cette histoire secrète du libre marché, qui dessine une nouvelle éthique de l’investigation journalistique, s’affirme comme une lecture indispensable pour réévaluer les enjeux des temps présent et à venir, vis-à-vis desquels les citoyens du monde portent, ensemble, une responsabilité impossible à déléguer

Biographie de l’auteur
Journaliste, essayiste et réalisatrice, diplômée de la prestigieuse London School of Economics, Naomi Klein est l’auteur du best-seller international No Logo, traduit dans vingt-huit langues et devenu une référence incontournable dans le monde entier. Elle contribue régulièrement à la rubrique internationale de The Nation et The Guardian, et s’est rendue en Irak pour le magazine Harper’s. En 2004, elle a réalisé un film documentaire. The Take, sur l’occupation des usines en Argentine, qu’elle a coproduit avec le réalisateur Avi Lewis

Notre avis : Un réquisitoire cru et implacable contre le Nouvel Ordre Mondial, décrit sans être véritablement nommé. Des pistes de réflexion à lire avant qu’il ne soit trop tard…

Vidéo teaser (en VO anglais sous-titré en français) présentant la stratégie du Choc de Naomie Klein

Pour en savoir plus : interview de Naomi Klein.

Livres : “Globalisation, le pire est à venir”

Classé dans: Livres — admin @ 10:41 le Dimanche 8 juin 2008

Voici un titre qui aurait pu faire partie de la rubrique “Piège à la Une” de 911nwo.info :

En effet les auteurs publient un livre qui pourfend à longueur de pages la mondialisation, l’affublant de tous les maux de la planète et annonçant des jours très sombres dans un réquisitoire apparemment sans concession contre l’économie mondiale telle qu’elle est actuellement organisée au plus haut niveau international…

C’est effectivement l’un des leviers du déclinologue Patrick Artus qui, après 10 ans d’euphorie liée à la face lumineuse de la mondialisation nous annonce de longues années de ténèbres et de chaos, où les plus faibles économiquement seront les premiers touchés : “Quand la mer se retire, on voit ceux qui ne portent pas de maillots” dit-il en substance…

Mais pour autant, Patrick Artus, avec Marie-Paule Virad, ne condamne pas pour autant la globalisation, pierre de faîte du Nouvel Ordre Mondial : au contraire, il estime qu’elle est inévitable, et selon lui, pour lutter contre le chaos qui s’annonce, il n’y aurait qu’une seule et unique alternative :

- Soit le repli sur soi et le retour en arrière, avec des pays qui reprendraient leurs anciennes oppositions, chacun tirant la couverture à soi.

- Soit la mise en place d’un gouvernement mondial, seul capable de mieux organiser les échanges internationaux dans la globalisation et d’éviter le chaos sinon inévitable…

On le voit, une crise mondiale pourrait servir directement les intérêts de planificateurs d’un Nouvel Ordre Mondial composé d’un gouvernement mondial capable d’intervenir dans le monde entier et dans l’ensemble des domaines décisionnels majeurs : économie, social, agriculture, fiscalité, défense, réglementation…

Si certains se demandaient à qui pourrait bénéficier une crise mondiale majeure, ils pourraient trouver des pistes de réponse intéressantes dans le livre de Patrick Artus, qui visiblement devrait plaire aux promoteurs du NWO… et déjà les radios l’invitent comme la très sarkozyste Europe n°1 qui l’a convié à “c’est arrivé demain” ce dimanche 8 Juin…

Synopsis :
Depuis la chute du Mur, la globalisation a déchaîné des forces d’autant plus indomptables qu’elles ne sont pas régulées de manière coopérative et qu’elles sont devenues le champ clos de tous les égoïsmes. En 2007, la crise des « subprimes » a mis en lumière l’extrême fragilité du système financier international : des milliers de milliards de dollars se sont évaporés en quelques jours. Cette crise, manifestation de la folie d’un monde où l’argent coule à flots, n’est sans doute que le premier signal annonciateur de plus grands bouleversements. Dans tous les domaines.
Car, expliquent les auteurs de cet essai aussi clair que précisément informé, le pire est à venir de la conjonction de cinq caractéristiques majeures de la globalisation : une machine inégalitaire qui mine les tissus sociaux et attise les tensions protectionnistes ; un chaudron qui brûle les ressources rares, encourage les politiques d’accaparement et accélère le réchauffement de la planète ; une machine à inonder le monde de liquidités et à encourager l’irresponsabilité bancaire ; un casino où s’expriment tous les excès du capitalisme financier ; une centrifugeuse qui peut faire exploser l’Europe.
Ce diagnostic lucide et sombre vaut aussi comme un avertissement aux responsables politiques et économiques, comme à tous les citoyens : des mesures radicales sont nécessaires pour enrayer la course folle de la globalisation, cette énorme machine à prendre du revenu aux uns pour le redistribuer aux autres.

Depuis la chute du Mur, la globalisation a déchaîné des forces d’autant plus indomptables qu’elles ne sont pas régulées de manière coopérative et qu’elles sont devenues le champ clos de tous les égoïsmes. En 2007, la crise des « subprimes » a mis en lumière l’extrême fragilité du système financier international : des milliers de milliards de dollars se sont évaporés en quelques jours. Cette crise, manifestation de la folie d’un monde où l’argent coule à flots, n’est sans doute que le premier signal annonciateur de plus grands bouleversements. Dans tous les domaines.
Car, expliquent les auteurs de cet essai aussi clair que précisément informé, le pire est à venir de la conjonction de cinq caractéristiques majeures de la globalisation : une machine inégalitaire qui mine les tissus sociaux et attise les tensions protectionnistes ; un chaudron qui brûle les ressources rares, encourage les politiques d’accaparement et accélère le réchauffement de la planète ; une machine à inonder le monde de liquidités et à encourager l’irresponsabilité bancaire ; un casino où s’expriment tous les excès du capitalisme financier ; une centrifugeuse qui peut faire exploser l’Europe.
Ce diagnostic lucide et sombre vaut aussi comme un avertissement aux responsables politiques et économiques, comme à tous les citoyens : des mesures radicales sont nécessaires pour enrayer la course folle de la globalisation, cette énorme machine à prendre du revenu aux uns pour le redistribuer aux autres.

Auteurs :
Patrick Artus est directeur de la recherche de Natexis, professeur à l’École polytechnique et professeur associé à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne. Il a publié, avec Marie-Paule Virard, à La Découverte, deux livres à succès : Le Capitalisme est train de s’autodétruire (2005) et Comment nous avons ruiné nos enfants (2006).

Notre avis : Un livre qui pose un constat malheureusement réaliste et bien argumenté, mais qui, sous des apparences anti-globalisantes plus ou moins orientées, sert en réalité l’agenda des promoteurs du Nouvel Ordre Mondial…

Selon Patrick Artus et Maris-Paul Virard, c’est le Nouvel Ordre Mondial qui pourra rhabiller les baigneuses et les baigneurs nus.

Livres : “Complots capitaux”

Classé dans: Livres — admin @ 9:45 le Vendredi 30 mai 2008

La théorie du complot devient un thème de plus en plus récurrent dans l’observation du Nouvel Ordre Mondial, car on comprend aisément que les 2 notions sont directement liées : comment expliquer l’évolution de notre monde dans sa forme actuelle sans imaginer quelques puissantes personnes aux commandes, capables d’influer systématiquement ou plus accidentellement sur le cours de notre Histoire, ou dit autrement, capables d’influer sur le cours de notre avenir ?

Le livre “Complots capitaux” de Olivier Delacroix s’essaie de manière diversifiée à démêler l’écheveau, ou du moins à laisser penser qu’il démêle l’écheveau : on y retrouvez pêle-mêle des histoires ayant parfois peu de rapport entre elles, telles que le 11 Septembre, l’assassinat de JFK, l’accident de Laidy Di, les premiers pas de l’Homme sur la Lune, l’affaire Rainbow Warrior, la mort de Claude François ou d’Elvis Presley… bref, un joyeux melting pot de 18 soi-disant complots.

Présentation de l’éditeur
Dix-huit chapitres, dix-huit conspirations, dix-huit auteurs qui complotent au cœur d’une anthologie établie par Olivier Delacroix.
Marilyn s’est-elle vraiment suicidée ? Quelle machination se cache derrière les événements de Mai 68 ? A-t-on marché sur la Lune en 1969 ? Kennedy a-t-il été assassiné par la mafia, à Dallas ? Nous a-t-on tout révélé sur l’attentat du 11 septembre 2001 ? Quelle vérité émerge de l’affaire du Rainbow Warrior ? Et de l’ahurissant décès du pape Jean-Paul Ier ? Et si la saga Star Wars était l’une des plus énormes conspirations politiques du XXe siècle ? Claude François est-il mort comme on le croit ? Et Diana ? Et Elvis Presley ? Et la Callas ? Etc.
” On nous cache tout, on nous dit rien “, chantait Jacques Dutronc dans les années 1960. Quarante ans plus tard, jamais l’imaginaire du complot n’a été aussi riche. Entre le cinéma, la littérature, la télévision, les journaux, et surtout l’internet, la sombre matrice du complot a joyeusement déployé ses tentacules. Et si, à l’intérieur de ces fictions conspirationnistes, se nichait un brin de vérité ? Comme il n’est pas de complot sans secret, le romanesque n’est jamais loin… Dix-huit écrivains se sont ainsi divertis à livrer leur propre version de complots d’hier et d’aujourd’hui.

Biographie de l’auteur
Né en 1967, écrivain et journaliste, Olivier Delacroix est notamment l’auteur de Générations Hergé, du documentaire De Tintin à Titeuf, les mythes de la bande dessinée, et de Corto Maltese, la cour secrète des Arcanes.

Notre avis : A priori un sujet intéressant sur les théories du complot, traité peut-être de manière plus équilibrée et surtout diversifiée que dans les médias dominants. Une réserve : que la fiction et la réalité soient un peu trop mélangés dans ce type d’ouvrages qui surfent un peu sur la vague Da Vinvi Code et ne contribuent pas forcément à éclairer le peuple profane qui a de plus en plus de mal à faire la part des choses entre le vrai et le faux, entre le réel et le factice, entre la vie incarnée et la vie romanesque. Une crainte : que ce melting pot qui mélange des histoires parfois totalement déconnectées entre elles (quel rapport entre Claude François et le 11 Septembre ?) ne noient le poisson.

Mais de là à prétendre que cet ouvrage ferait partie d’un vaste complot pour constituer un labyrinthe pour égarer les conspirationnistes sincères et emmêler le Chemin vers la Vérité, il y a un pas que nous ne franchirons pas : car il n’y a pas de Chemin vers la Vérité, la Vérité est le Chemin… (Ghandi)


Présentation de Complots capitaux par divers auteurs de cet ouvrage à la croisée des chemins, entre fiction et réalité… - Marianne2

Livres : “La Face cachée de Reporters Sans Frontières” par Maxime Vivas

Classé dans: Livres — admin @ 10:32 le Lundi 21 avril 2008

Voici un livre qui bien évidemment ne plaira pas aux médias alignés… et pourtant il s’agit d’un véritable travail d’investigation qui pourrait faire rougir d’envie tout journaliste encore sincère.

Reporter Sans Frontière est actuellement en pointe dans les actions anti-chinoises : ses représentants et sympathisants squattent littéralement les médias pour discréditer la Chine, dans des actions parfois proches d’une certaine forme de xénophobie…

Mais qui est réellement cette puissante organisation mondialiste ? Qui soutient cette association et qui la finance ?

Telles sont les questions auxquelles tente de répondre Maxime Vivas, bien loin de l’image d’Epinal véhiculée dans les médias alignés occidentaux…



Présentation de l’éditeur

Voici, détaillés dans ces pages, les fréquentations douteuses, les financements honteux, les hargnes sélectives, les indulgences infondées, les tentatives de dissimulations, les manipulations des chiffres, les mensonges réitérés de Reporters sans frontières, le tout au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés. Observons son ardeur au travail contre les pays pauvres que l’Occident veut soumettre et son silence face aux concentrations économiques dans les médias des pays riches. Notons sa mansuétude envers les “bavures” de l’US Army, ses “oublis” dans la comptabilisation de journalistes qui en sont victimes. Ce livre dévoile les paravents de la CIA qui alimentent RSF en dollars : le Center for a Free Cuba et la National Endowment for Democracy (NED) via l’United States Agency for International Development (USAID). Et il n’y a pas qu’eux: l’Open Society Institute du milliardaire et magnat international de la presse George Soros, ami personnel de Bush, qui s’agite partout où peut être mis en place un gouvernement pro-états-unien, fait partie aussi des généreux financiers de RSF. Alors, RSF ??? Association humanitaire ou bras médiatique européen de la CIA et des faucons du Pentagone ?

Biographie de l’auteur
Ecrivain et cyberjournaliste, ex-référent littéraire d’Attac-France, MAXIME VIVAS (prix Roger Vailland 1997) a publié sept livres (romans, polars, humour, essai), des nouvelles et des centaines d’articles traduits en plusieurs langues sur des dizaines de sites Internet. Il écrit également pour la presse quotidienne et assure chaque semaine une chronique littéraire sur Radio Mon Païs à Toulouse.

Notre avis : Même si certains positionnements de Maxime Vivas sont parfois étonnants et peut-être difficiles à suivre, ce livre sur l’association RSF est évidemment à lire impérativement si l’on souhaite mieux comprendre le dessous des cartes… sinon, les articles de Télérama, de RTL ou de France 2 suffiront aux citoyens les plus naïfs.

Livres : Denis Robert, “une Affaire Personnelle”

Classé dans: Livres — admin @ 7:12 le Mercredi 2 avril 2008

Denis Robert est l’un des rares journalistes à affronter le Système, à ses dépens bien entendu, puisqu’il s’est retrouvé avec des dizaines de procès et de procédures sur le dos, notamment pour avoir dévoilé les magouilles bancaires et l’affaire Clearstream.

Peu soutenu par ses confrères, voire pas du tout, Denis Robert continue malgré tout son combat grâce notamment au soutien qu’il reçoit sur internet, et notamment dans les sites d’informations collectifs qui depuis quelques temps sont dans le collimateur de la justice et des grands médias.

L’Observatoire francophone du Nouvel Ordre Mondial suit régulièrement ses travaux, car il ne fait guère de doute que Denis Robert a ferré du gros et qu’il déroule un fil particulièrement sensible de la pelote nouvel-ordre-mondialiste…

Il vient de sortir un nouveau livre qui sera accessible le 4 avril 2008 : “Une Affaire personnelle” (Flammarion), sous-titré “Denis Robert avant Liquidation”…

Denis Robert : une affaire personnelle

Le dernier livre de Denis Robert

Présentation de l’ouvrage par la rédaction d’Agoraox :

Dans son dernier billet publié sur AgoraVox, Denis Robert annonçait la publication de son prochain livre. Voilà, c’est fait. Le 4 avril Une affaire personnelle sera sur les tables des libraires.

C’est le vingt et unième ouvrage de Denis Robert. Vingt essais et romans, un livre d’entretien, une bd (et six documentaires) auxquels s’ajoute ce livre dont le titre résume à lui seul le projet : Une affaire personnelle. Une affaire privée, donc. Mais dans le cas de Denis Robert les lecteurs se doutent bien que cette affaire personnelle est quand même très liée à une autre affaire, publique celle-là, que l’on appelle Clearstream.

Disons qu’elle est publique depuis que Denis Robert l’a révélée. Alors, du coup, elle est entrée dans sa vie par la grande porte. Donc elle est un peu une affaire personnelle. Mais soyons clair, ce n’est pas Denis Robert qui en a fait une affaire personnelle : « Je ne choisis pas les emmerdements. J’aurais tendance à les fuir », écrit-il.

Dans la fiche Wikipédia consacrée à Denis Robert on lit que son « parcours sinueux et apparemment incohérent est marqué par la recherche d’une vérité très éloignée des terrains balisés des médias et du journalisme académique ». Une affaire personnelle explique donc l’incohérence apparente de son parcours. Mais même avec des flashbacks, des coq-à-l’âne, etc., sous la plume du narrateur, cela devient très cohérent.

Reste-t-il encore des individus pour penser que la vie s’écoule tel un long fleuve tranquille ? Pas Denis Robert qui regarde la sienne avec suffisamment de détachement et un humour qui force le respect. En fait, pour parler comme Edwy Plenel devant les juges chargés de l’affaire Clearstream, Denis Robert est « en quelque sorte le héros de son histoire ».

Edwy Plenel, il en est question dans ce livre, mais il n’est pas seulement question de lui, bien sûr. Ce n’est pas une biographie. « Les banquiers, écrit Denis Robert, détestent les journalistes qui ne sont pas à leur botte. Les flics, les juges, les tortionnaires, les hommes politiques, les militaires, les dictateurs, les footballeurs détestent aussi les journalistes. » Mais en lisant Une affaire personnelle on se demande si les journalistes eux-mêmes - Hervé Gattégno, Pierre Carles, Daniel Schneidermann, Philippe Val, etc.- ne détestent pas leurs confrères, ou plutôt leur confrère, règlent des comptes avec lui, en font un bouc émissaire, voire une affaire personnelle… D’ailleurs, au passage, Denis Robert nous apprend que l’avocat de Charlie Hebdo est aussi celui de « la multinationale qui me poursuit »…

« Mes livres dénoncent un siphonnage invisible, celui des banquiers d’affaires… ». Comment, seul, un citoyen journaliste, a fortiori un journaliste citoyen, pourrait-il combattre des usines à blanchir l’argent ?

La suite de cet article sur Agoravox

Notre avis : un livre indispensable par la qualité des informations généralement dévoilées par Denis Robert, mais aussi et surtout pour soutenir, spirituellement mais aussi financièrement, son combat extrêmement courageux contre le Nouvel Ordre Mondial financier.

Taser officiel des éditions Flammarion :

Une affaire personnelle - Sortie le 4 avril 2007

 

Extraits d’une affaire personnelle :

<< Une des légendes (véhiculée par la presse) voudrait que les banquiers d’affaires ou les grands patrons de l’industrie investissent dans les médias ou l’édition pour aider des secteurs en crise sans arrière-pensée. Ils n’ont jamais dépensé un centime par altruisme ou parce qu’ils auraient la fibre journalistique. Ils font d’abord du business.

Posséder une télé, une radio ou un journal doit rapporter, aider à asseoir un pouvoir, permettre d’assurer la promotion d’un poulain, réguler le flux d’informations. Une démocratie s’asphyxie sans liberté d’informer. Il va falloir se creuser pour trouver des espaces et des moyens nouveaux. Il en existe sûrement. Un grand bourgeois en fin de règne ou en rupture de ban ? Un commando de journalistes sautant sur TF1 ? Une percée sur Internet ?

Le Canard enchaîné reste une exception et une réserve. Un peu comme le journal de la nuit sur France Télévisions. Il subsiste bien sûr des journalistes, nombreux, qui se bagarrent au quotidien à l’intérieur de leur rédaction, dans leur radio, leur news ou leur gratuit pour faire passer leurs sujets sur telle ou telle affaire, mais ils ressemblent de plus en plus à des Indiens. La génération qui arrive a besoin de bosser. La sélection à l’entrée des écoles de journalistes est aujourd’hui statistiquement plus difficile qu’en médecine. Plus de monde pour moins de places. Plus de pression et moins d’informations.

Bakchich, Rue89, MediaPart, les blogs, LaTéléLibre, des sites citoyens comme Agoravox : l’Internet fait bouger les lignes. Mais concernant les enquêtes au long cours, les liens entre finance et politique, nous sommes face à une Panzer division.

Le journalisme des années 1990, celui des affaires, est mort. En quinze petites années, à coups de démissions, de lâchetés, de peurs des procès, de reculades du corps judiciaire, de glissements progressifs vers l’anecdotique et le people, de paresse et de compromissions, nous avons creusé son tombeau. Reste à balancer la dernière pelletée de terre. Accomplir le geste discrètement. Sans fleurs ni couronnes.

L’époque est à la bluff-démocratie, informée par Bouygues et Dassault Aviation, supervisée par Bolloré et Endemol, noyautée par Decaux et Albert Frère, enveloppée par Pinault et Arnault, sponsorisée par la Société générale et Prada-France. Les hommes de pouvoir communiquent et occupent l’espace par leurres interposés. Mon enquête sur la multinationale apparaît anachronique dans ce paysage. Elle n’aurait pas dû être publiée sous forme de livre mais dans un journal.

Les journaux ou les télévisions n’ont plus les moyens, l’intérêt ou l’énergie pour financer et risquer ce type de travail. Quant aux éditeurs, l’aventure avec Laurent Beccaria tient davantage de l’inconscience (la bonne inconscience) que du plan raisonnable. Les procès qu’on nous fait, leur répétition, sont l’arme fatale des nouveaux censeurs. Bien que nous ayons raison sur le fond, je ne suis pas sûr aujourd’hui, connaissant les embûches et les pressions, que nous nous lancerions à nouveau avec le même entrain. Trop d’ennuis.

Quand j’expliquais à Joseph Gordilla que je ne devrais pas exister, c’était pour cette raison. Je suis un produit dérivé du système médiatique. Je n’ai pas choisi la marginalité. Autour de moi, les hommes et les règles ont glissé. Les journalistes installés ne me soutiennent pas car je les renvoie à leur suffisance, leur vacuité, leur démission devant l’ampleur de la tâche ou les pressions de la hiérarchie. Je n’ai rien à attendre d’eux et ils me le rendent bien. (…)

Mafia

Les mafieux ne touchent plus beaucoup aux armes, sauf pour en vendre aux pays en guerre. Les mafieux se sont coulés dans l’époque. Ils multiplient les passeports et les domiciliations. S’ils veulent éliminer un gêneur, ils sous-traitent. Il suffit de trouver le bon réseau et l’arme adéquate. Inutile de prévenir ou de menacer. Les vrais gêneurs n’ont pas le temps de voir venir la balle ou la bouffée de polonium.

Les vrais mafieux lisent le Financial Time ou le Wall Street Journal et descendent à l’Hôtel Royal de Luxembourg ou au Beau Rivage à Genève. Ils ne mangent pas de pâtes à Little Italy mais plutôt dans un Milanese food de Londres où on sert des spaghettis aux truffes dans des coupes à champagne. Ils se sont civilisés, policés, politisés. Ils achètent des clubs de football avec des copains traders ou des actions du CAC 40 parce que c’est plus clean. Sur Euronews, on exhibe parfois un mafieux en cavale, genre Bernardo Provenzano retrouvé dans une bergerie sicilienne. L’image achetée à la RAI doit être floue et sale, prise au petit matin si possible à Corleone - bien préciser au sud de Palerme. Le mafieux qui passera en boucle doit être spectaculaire et avoir le physique de l’emploi. Il doit être blafard, moustachu et la chevelure hirsute. Il faut lui trouver un surnom comme le boucher, énumérer la liste des dizaines de victimes égorgées et le montrer avec des menottes. L’image esquissera l’idée que les politiques et la police luttent efficacement contre le crime organisé, veillent sur nous et qu’il existe bien une frontière entre eux et nous. (…)

J’ai mis les pieds dans l’arrière-cuisine du village financier. J’ai compris le fonctionnement de ce bordel très policé. La multinationale à laquelle je me suis intéressé loue son savoir-faire et ses coffres-forts à toutes les banques de la planète. Elle offre, moyennant commissions, quantité de services. Elle prête de l’argent, investit, archive, cautionne. Avec l’électronique, il est très difficile d’en retrouver la trace. Des techniciens de la finance ont créé un outil complexe, subtil et performant, dont les règles de fonctionnement ne sont connues que des initiés. L’outil subtil des banquiers a permis la mondialisation financière. Il est un point aveugle de la finance mondiale. Une maison close où l’argent peut entrer, tranquillement, sans frapper. Et ressortir sans prévenir. Seuls quelques banquiers ont la clé. Pour entrer, il faut payer. L’abonnement est cher. On peut s’abonner directement, ou s’abonner chez un abonné, ou chez l’abonné d’un abonné d’un abonné. Ça marche en cascade. Chacun sa commission. Chacun ses fusibles.

Les chambres de compensations internationales sont les clés de voûte du capitalisme clandestin. De manière générale, une clé de voûte est un élément unique qui permet de maintenir la cohésion des multiples éléments l’entourant. Le capitalisme clandestin a pris le pas sur l’autre, qu’on pourrait appeler le capitalisme officiel. Ou la vitrine légale. Le but ultime du capitalisme, l’officiel comme le clandestin, reste la fabrication de profit destiné à une minorité de privilégiés. Il nous enchaîne et nous plie à son service. Refuser sa logique devient de plus en plus difficile. Surtout quand on est journaliste ou écrivain. Dès que vous résistez, le système vous marginalise puis, si vous résistez vraiment, cherche à vous briser. >> (source Agoravox).

Livres : Le Divorce Français : Le peuple contre les élites

Classé dans: Livres — admin @ 6:14 le Lundi 31 mars 2008

Ce livre du journaliste de télévision François de Closet se veut une critique éclairée et visionnaire de l’état de notre Société, sclérosée selon l’auteur par un divorce de plus en plus patent entre les élites nationales (et nous ajouterons bien évidemment internationales) et le peuple français : ce livre basé sur un constat réel lié à l’apparition de plus en plus marquée du Nouvel Ordre Mondial planifié et promu par les élites est malheureusement très incomplet et particulièrement idéologisé, et les “réformes” (comprenez le rétablissement d’anciens fonctionnements et privilèges élitistes) proposées se limitent bien souvent aux vieilles lunes libérales économiquement et néoconservatrices socialement…

Présentation de l’éditeur
Pourquoi avons-nous construit trop de bombes atomiques et pas assez de logements, trop de centrales nucléaires et pas assez d’universités ? Pourquoi nous sommes-nous laissé prendre au piège du second choc pétrolier ? Pourquoi ces 100 000 morts sur les routes que l’on aurait pu éviter, ces 1100 milliards de dettes injustifiables légués à nos enfants ? Pourquoi les Français ne peuvent-ils pas choisir leur fin de vie ? Pourquoi cette impossibilité de moderniser notre société ? Si nous en sommes arrivés là, c’est parce que la démocratie française est paralysée par l’incompréhension, la méfiance régnant entre le peuple et les élites. Ce divorce entretient les querelles stériles, favorise les fausses solutions, s’oppose aux réformes nécessaires. Il trouve ses racines dans les erreurs d’analyse. le manque de transparence et de concertation, l’abus de l’idéologie de nos élites. Mais aussi dans l’absence d’engagement et la protestation systématique qui sont devenues l’apanage des Français. Pour comprendre le divorce français. François de Closets a mis au jour des dossiers sensibles, refait les enquêtes, parcouru à nouveau le chemin suivi par la France depuis cinquante ans. Et les histoires qu’il a reconstituées sont ahurissantes, passionnantes et inattendues. Un livre choc et salutaire : le divorce entre le peuple et les élites n’a que trop duré. Quand il est impossible de se séparer, il faut savoir se réconcilier.

Editions Fayard.

Biographie de l’auteur
François de Closets est journaliste et écrivain. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres dont Toujours plus ! (1982), Le Compte à rebours (1998), La Dernière Liberté (2001), Ne dites pas à Dieu ce qu’il doit faire (2004) et Plus encore ! (2006).

Notre avis : Ce livre s’annonce à l’image de son auteur : partant d’une bonne volonté générale, il se veut consensuel mais tombe rapidement dans une vision largement favorable au Nouvel Ordre Mondial et à ses pseudo-”réformes” libérales à l’américaine. Avec les résultats que l’on connait déjà, malheureusement. Bref, une critique divertissante mais une analyse bien trop superficielle et bien trop idéologique pour être crédible.

Un bon moment de divertissement néanmoins.

Livres : “Petit cours d’autodéfense intellectuelle”

Classé dans: Livres — admin @ 10:05 le Mardi 12 février 2008

Ce livre de Normand Baillargeon, professeur en sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal et essayiste, est écrit dans un langage simple et humoristique, avec des illustrations de Charb. Il est destiné, avec humour, à tout-un chacun(e) pour mieux étayer son esprit critique : On y apprend ce qui fait la différence entre science et propagande, entre information et manipulation et comment certains savent faire dire aux chiffres ce qu’ils veulent faire croire… La propagande médiatique visant à créer une opinion publique est également passée au crible avec une clareté terrible. Actuellement l’une des meilleures ventes de livre sur Amazon.fr.

Présentation de l’éditeur
Rédigé dans une langue claire et accessible, cet ouvrage, illustré par Charb, constitue une véritable initiation à la pensée critique, plus que jamais indispensable à quiconque veut assurer son autodéfense intellectuelle. On y trouvera d’abord un large survol des outils fondamentaux que dort maîtriser tout penseur critique : le langage, la logique, la rhétorique, les nombres, les probabilités, la statistique, etc. ; ceux-ci sont ensuite appliqués à la justification des croyances dans trois domaines cruciaux . l’expérience personnelle, la science et les médias. ” Si nous avions un vrai système d’éducation, on y donnerait des cours d’autodéfense intellectuelle. ”
Noam Chomsky

Biographie de l’auteur
Normand Baillargeon, auteur de ” L’Ordre moins le pouvoir ” et de ” Les Chiens ont soif ” chez le même éditeur, enseigne les fondements de l’éducation à l’Université du Québec à Montréal. Il collabore régulièrement au journal ” Le Couac ” et à la revue ” A bâbord! ”

Notre avis : Un livre souvent décapant à ne pas manquer…

Ecouter Normand Baillargeon présenter son livre :

Là-bas si j’y suis, de Daniel Mermet (à mi-hauteur à droite, cliquer sur Chomsky et Cie -Normand Baillargeon, accent québécois garanti…)

Article d’information complémentaire :

Source : Le magazine de l’Homme Moderne

Normand Baillargeon : “Petit cours d’autodéfense intellectuelle”.
Extraits du chapitre 5 (pp.276-280) du livre publié aux Éditions Lux, collection Instinct de Liberté, 2005.

Une autre idée de la démocratie.

La plupart des gens ont du mal à concevoir et à admettre, quand ils en entendent parler pour la première fois, le puissant terreau propagandiste sur lequel reposent et se sont développées de nombreuses institutions et conceptions de la communication de masse au sein des démocraties.
Aux États-Unis, la grande expérience fondatrice de la propagande a eu lieu lors de la Première Guerre mondiale, alors que la Commission on Public Information — ou Commission Creel, ainsi nommée d’après son président — a été créée pour amener la population américaine, majoritairement pacifiste, à entrer en guerre. Le succès de cette Commission a été total. C’est à partir de là que sont nés plusieurs des techniques et instruments de propagande des démocraties actuelles : distribution massive de communiqués, appel à l’émotion dans des campagnes ciblées de publicité, recours au cinéma, recrutement ciblé de leaders d’opinion locaux, mise sur pied de groupes bidon (par exemple des groupes de citoyens) et ainsi de suite 1.
Walter Lippmann, un de ses membres influents, souvent donné comme le journaliste américain le plus écouté au monde après 1930, a décrit le travail de cette Commission comme étant « une révolution dans la pratique de la démocratie », où une « minorité intelligente », chargée du domaine politique, est responsable de « fabriquer le consentement » du peuple, lorsque la minorité des « hommes responsables » ne l’avaient pas d’office.
Cette « formation d’une opinion publique saine » servirait à se protéger « du piétinement et des hurlements du troupeau dérouté » (autrement dit : le peuple), cet « intrus ignorant qui se mêle de tout », dont le rôle est d’être un « spectateur » et non un « participant ». L’idée qui a présidé à la naissance de l’industrie des relations publiques était explicite : l’opinion publique devait être « scientifiquement » fabriquée et contrôlée à partir d’en haut, de manière à assurer le contrôle de la dangereuse populace 2.
Edward Bernays 3, neveu de Sigmund Freud, jouera lui aussi un rôle de tout premier plan 4 dans le développement de l’industrie des relations publiques et de l’ethos politique qui la caractérise. Aucun doute en ce qui le concerne : les leçons de la Commission Creel avaient été apprises. Dans plusieurs ouvrages importants (Crystallizing Public Opinion, The Engeneering Consent, Propaganda et une quinzaine d’autres), Bernays expliquera que, avec ce qui a été conçu et développé dans ce laboratoire de la nouvelle démocratie, il est désormais possible de « discipliner les esprits du peuple tout comme une armée discipline ses corps » 5.
Bernays connaîtra, dans les relations publiques, une carrière dont les hauts faits sont légendaires. En 1929, le dimanche de Pâques, à New York, il organise une mémorable marche de femmes sur la Cinquième Avenue, mettant la cause féministe au service du droit des femmes à fumer la cigarette. Au même moment, pour Lucky Strike et American Tobacco, il aide les compagnies de cigarettes à dissimuler les preuves qui s’accumulaient déjà et qui montraient que le tabac est une substance mortelle.
Dans les années 1950, il se met au service de la United Fruit pour persuader le grand public du danger du communisme en Amérique latine. Il fait croire que le pays a confisqué ses terres à la compagnie en « injectant » de fausses nouvelles dans les médias américains et en mettant sur pied de faux groupes populaires masquant leurs véritables intentions sous des dehors nobles ou anodins. Le succès alla au-delà des espérances : en juin 1954, un coup d’État militaire « aidé » par la CIA renversait le gouvernement du Guatemala démocratiquement élu 6.
Il faut remarquer comment se trouvent mises en jeu dans ces pratiques des conceptions très particulières de la démocratie et de l’information. Ici, pour la majorité des gens, il s’agit d’une démocratie de spectateurs et non de participants. L’information à laquelle ils ont droit est celle que leur préparent les véritables acteurs de la scène démocratique. Cette information doit les divertir ; elle simplifie les informations à la mesure de ce qu’on pense être leur faible niveau de compréhension du monde — niveau qu’on souhaite bien sûr maintenir. Selon ce point de vue, la démocratie sainement comprise est donc fort différente de celle que la plupart des gens ont d’ordinaire et peut-être naïvement en tête.
Dans une des premières éditions de l’Encyclopedia of Social Sciences, parue dans les années 1930, un des plus éminents spécialistes des médias, Harold Laswell, expliquait qu’il importe surtout de ne pas succomber à ce qu’il nommait le « dogmatisme démocratique », c’est-à-dire l’idée selon laquelle les gens ordinaires seraient en mesure de déterminer eux-mêmes leurs besoins et leurs intérêts et qu’ils seraient donc en mesure de choisir par eux-mêmes ce qui leur convient. Cette idée est complètement fausse, assurait Laswell. La vérité est plutôt qu’une élite doit décider pour eux. Cela peut certes sembler problématique, du moins au sein d’une démocratie naïvement comprise. Mais Laswell proposait une solution bien commode : à défaut du recours à la force pour contrôler la populace, on peut parfaitement la contrôler par l’opinion.
Les firmes de relations publiques sont aujourd’hui de puissants acteurs du jeu politique et économique. Elles sont au service des entreprises, des gouvernements et de quiconque en a les moyens. Alex Carey a écrit, en un raccourci aussi exact que saisissant, que le xxe siècle « a été caractérisé par trois développements de grande importance politique : celui de la démocratie, celui du pouvoir des entreprises et celui de la propagande des entreprises comme moyen de préserver leur pouvoir démocratique » 7. On ne saurait mieux dire. . .
Sans plus insister sur l’histoire des firmes de relations publiques et sur leur rôle 8, je pense que nous pouvons conclure ce qui suit : face à l’information en général et aux médias en particulier, quiconque souhaite exercer son autodéfense intellectuelle devrait faire preuve de la plus grande vigilance.

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1. L’histoire des firmes de relations publiques depuis la Commission Creel jusqu’aux années 1950 est admirablement contée dans le livre de S. Ewen, PR ! A Social History of SPIN, Basic Books, New York, 1996.

2. Cité par Noam Chomsky, « Media Control », http://www.zmag.org/chomsky/talks/9103- … trol.html.

3. Bernays, né en 1892, est mort en 1995 à l’âge de 103 ans. Dans son livre cité plus haut, Stuart Ewen raconte sa rencontre avec Bernays.

4. On lira à son sujet : L. Tye, The Father of Spin : Edward L. Bernays and the Birth of Public Relations, Owl Books, New York, 2002.

5. E. L. Bernays, Crystallizing Public Opinion, page 26.

6. Toutes ces histoires sont rapportées et examinées dans l’ouvrage de L. Tye, The Father of Spin : Edward L. Bernays and the Birth of Public Relations et dans celui de S. Ewen, PR ! A Social History of SPIN.

7. A. Carey, Taking the Risk out of Democracy – Corporate Propaganda versus Freedom and Liberty, p. 18.

8. Pour l’actualité concernant les firmes de relations publiques, on pourra consulter http://www.prwatch.org/.

Livre : “La Face cachée du 11 Septembre”

Classé dans: Livres — admin @ 12:31 le Lundi 4 février 2008

Le journaliste et Grand Reporter Eric Laurent a écumé les rares plateaux de télévision ouverts à la discussion, après avoir fait un travail remarquable de collecte et de rapprochement d’informations sur le 11 Septembre, qui lui ont permis de publier un livre bien documenté : “La Face cachée du 11 Septembre” (Collection Pocket).

Présentation de l’éditeur
Pour la première fois un ouvrage dévoile les mensonges et les silences officiels qui entourent encore la tragédie du 11 septembre 2001. Un an d’enquête a conduit l’auteur notamment aux Etats-Unis, au Pakistan, à Dubaï, au Qatar, en Israël et jusqu’aux montagnes de Tora Bora, dernier refuge de Bin Laden en Afghanistan. Pourquoi Ousama Bin Laden n’est-il toujours pas inculpé par les responsables américains pour les attentats du 11 septembre? Pourquoi la CIA, qui surveille en permanence les marchés financiers, n’a-t-elle pas détecté le plus grand délit d’initiés de l’histoire qui a précédé l’effondrement du WorldTrade Center? Quelle est la véritable identité des pirates de l’air ? La tragédie du 11 septembre n’a pas encore épuisé tous ses secrets inavouables…

Biographie de l’auteur
Eric Laurent est grand reporter et spécialiste de politique internationale. Enquêtant sur les intérêts secrets et le jeu caché des hommes de pouvoir, il est l’auteur de nombreux romans et documents à succès, notamment Un espion en exil ; Karl Marx avenue ; Hassan 11, la mémoire d’un roi ; La guerre du Kosovo ; Le grand mensonge. En 1990, le livre qu’il a co-écrit avec Pierre Salinger, La guerre du Golfe, s’est vendu à près de 200 000 exemplaires. En 1994, avec Marek Halter, il publie Les fous de la paix. En 2003 dans La guerre des Bush, traduit en 18 langues, il dévoile les stratégies inavouées de la guerre en Irak : intérêts financiers, poids des secrets familiaux, obsessions dangereuses… Il poursuit son enquête sur le président des Etats-Unis dans Le monde secret de Bush. L’année suivante paraît La face cachée du 11 septembre, fruit de ses recherches mais aussi de ses réflexions sur le terrorisme d’aujourd’hui. Vendu en France à plus de 100 000 exemplaires, il est également traduit dans de nombreux pays.

Eric Laurent fut notamment l’invité de Thierry Ardisson, dans une émission populaire “Tout le monde en parle sur France 2″, ce qui, ajouté à l’invitation de Thierry Meyssan, valut sans doute à l’animateur une mise temporaire au placard…

Eric Laurent à Tout le monde en parle - Dailymotion

Notre avis : Un livre très intéressant, accessible et sans fioriture : l’utilisation de formules prudentes a permis à l’auteur d’ouvrir des portes médiatiques qui sinon lui auraient été refusées tout en lui évitant des procès coûteux. Il n’en reste pas moins que l’auteur soulève de nombreuses questions cruciales restées à ce jour sans réponses.

Un livre incontournable pour débuter une plongée dans un monde bien éloigné des apparences géopolitiques et médiatiques…

Livres : 1984 de George Orwell

Classé dans: Livres — admin @ 10:19 le Lundi 21 janvier 2008

Geroge Orwell, de son vrai nom Eric Blair, (Motihari, Inde, 25 juin 1903 - Londres, 21 janvier 1950), est un écrivain anglais, dont l’œuvre porte la marque de ses engagements, qui trouvent eux-mêmes pour une large part leur source dans l’expérience personnelle de l’auteur : contre l’impérialisme britannique.

 

L’importance de son oeuvre a été reconnue par le grand public et la critique littéraire, puisque les termes “Big Brother” et “orwellien” sont quasiment passés dans le langage courant…

 

Un film 1984 a été tiré de ce roman adapté en 1984 par Michael Radford et joué par Richard Burton.

 

Amazon.fr
L’origine de 1984 est connue : militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s’est inspiré de Staline pour en faire son “Big Brother”, figure du dictateur absolu et du fonctionnement de l’URSS des années trente pour dépeindre la société totalitaire ultime. Mais Orwell n’oublie pas de souligner que les super-puissances adverses sont elles aussi des dictatures…

Ce qui fait la force du roman, outre son thème, c’est la richesse des personnages, qu’il s’agisse du couple qui se forme, malgré la morale étroite du Parti, ou même du policier en chef qui traque les déviants, ex-opposant lui-même, passé dans les rangs du pouvoir… C’est aussi cette “novlangue”, affadie et trompeuse, destinée aux “proles”, et ces formules de propagande (”L’ignorance, c’est la force”) scandées par des foules fanatisées et manipulées.

1984 est un livre-phare, apologie de la liberté d’expression contre toutes les dérives, y compris celles des sociétés démocratiques. –Stéphane Nicot

Description
De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d’en face. Big Brother vous regarde, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston… Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C’était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n’avaient pas d’importance. Seule comptait la Police de la Pensée.

Notre avis
Un livre incontournable pour comprendre l’idéologie rampante derrière les réunions élitistes et le Nouvel Ordre Mondial.

Livres : Le Nouveau Pearl Harbor de David Ray Griffin, ex-professeur de philosophie

Classé dans: Livres — admin @ 2:08 le Samedi 19 janvier 2008

David Ray GRIFFIN est professeur de philosophie et de religion à Claremont en Californie et l’auteur de plus d’une vingtaine de livres, dont le dernier : Omissions et manipulations de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre, également publié par les Éditions Demi-Lune.

Présentation générale
Partant de l’idée que ceux qui profitent d’un crime devraient faire l’objet d’une enquête, l’éminent universitaire David Ray GRIFFIN passe au crible les faits concernant les attaques du 11 Septembre. S’appuyant sur les déclarations contradictoires de membres de l’administration Bush, les articles de presse et des travaux d’autres chercheurs, il arrive à la conclusion que, pris ensemble, ces éléments mettent sérieusement à mal la version officielle sur cette tragique journée.

Il commence par des questions simples : lorsque le contact radio a été perdu avec les avions, pourquoi les avions de chasses n’ont-ils pas immédiatement décollé depuis la base militaire la plus proche ? Pourquoi l’explication de l’administration Bush à propos de la non-intervention des chasseurs a-t-elle été modifiée dans les jours suivants les attaques ? Les questions gênantes ne s’arrêtent pas là : elles émergent de chaque partie du tableau, sous quelqu’angle que l’on se place, jusqu’à ce qu’il s’avère impossible de ne pas soupçonner les architectes de la version officielle d’avoir édifié une énorme tromperie.

Enseignant l’éthique et la théologie, GRIFFIN écrit avec une logique irrésistible, encourageant ses lecteurs à tirer leurs propres conclusions à partir des preuves. Le Nouveau Pearl Harbor est un vibrant appel à une investigation approfondie sur ce qui s’est réellement passé le 11 Septembre. Ce livre porte la conviction qu’il est encore possible de rechercher la vérité dans la vie politique américaine.

« [Ce livre] est le plus convaincant que je connaisse pour demander l’ouverture d’une enquête plus poussée sur la relation de l’administration Bush à cet événement aussi troublant qu’historique. » Howard ZINN, professeur émérite en sciences politiques de l’université de Boston.

Notre avis : un livre incontournable pour comprendre les enjeux stratégique, philosophiques et théologiques tapis derrière cet évènement tragique et médiatique considérable.

Bon plan : il est désormais possible d’acheter ce livre dans sa version électronique, pour une somme très modique.

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