Rétrospective 2012 – Le Conspirationnisme n’a pas eu lieu…
le 31st décembre 2012 a 9:40Régulièrement, nous publions un article indépendant de qualité, qui fait sens dans la compréhension et la conscientisation des réels enjeux du débat public (débarrassés des faux enjeux entrentenus sciemment par les médias alignés pour tromper les gogos et noyer le poisson).
Aujourd’hui jour de la Saint Sylvestre, à l’occasion d’un coup d’oeil dans le rétroviseur de l’année 2012 riche en évènements pro-NWO, nous relayons l’article de GaelR publié sur l’excellente plate-forme de journalisme citoyen Agoravox.fr :
Vidéo : Extrait de 1984 d’Orwell concernant la novlangue et l’inscription de nouveaux mots dans les dictionnaires autorisés – Youtube
<< Le conspirationnisme n’a pas eu lieu
Plus que jamais les grands médias sont méfiants. Avec l’avènement des réseaux sociaux, tout un chacun peut s’improviser enquêteur, journaliste et commentateur.
N’importe qui, grâce à la toile, s’empare d’un sujet, s’exprime et acquiert potentiellement une large audience.
« Méfiez-vous, disait Arlette Chabot, méfiez-vous des adeptes de la théorie du complot, je vous demande d’être prudent(…) un jour vous vous apercevrez que vous avez été trompés, manipulés. Ayez aussi en tête que le « buzz » qui doit vous faire réagir peut-être organisé aujourd’hui par des sociétés spécialisées . »
Ainsi nous alertait Arlette Chabot dans un documentaire intitulé « Huit journalistes en colère » diffusé sur Arteen février 2010.
Depuis le 11 septembre 2001 notamment, on nous suggère de nous méfier d’internet, on y trouve tout et n’importe quoi.
Tout est matière à remises en cause, à rumeurs, à fantasmes.
Avec le temps, un nouveau qualificatif est apparu dans le langage courant : « le théoricien du complot », aussi appelé « conspirationniste » ou « complotiste ».
Ces termes souvent utilisés dans les grands médias par les journalistes et les commentateurs désignent semble-t-il celui qui s’imagine que la vérité nous est toujours cachée. Selon lui, des puissances occultes orchestrent les grands événements pour nuire au plus grand nombre. Le conspirationniste souffre d’un délire de persécution et voit des complots partout.
A priori, rien ne semble distinguer le théoricien du complot du paranoïaque.
A l’exception du diagnostique médical, les deux individus souffrent des mêmes symptômes : ils se sentent persécutés et s’imaginent des choses extraordinaires qui se trameraient dans leur dos.
Alors pourquoi est apparue cette expression et que signifie-t-elle ?
Prenons le terme « conspirationniste ».
Il est constitué de la racine « conspiration » et du suffixe « isme »
A-t-on besoin ici de définir ce qu’est une conspiration/ un complot ? Tout un chacun peut se reporter à la définition du dictionnaire et y songer à l’envi. En effet, les termes « complot » ou « conspiration » peuvent désigner un grand nombre de situations, qu’il soit question d’évènements historiques, mythologiques, ou surgis dans le quotidien. L’existence de complots entre les humains jalonnent notre existence. Comme le dit Jacques Alain Miller dans un entretien à l’Express de décembre 2011, « dès qu’on parle, n’est-il pas vrai qu’on complote ? »
La terminologie en « isme » désigne en revanche quelque chose de très précis.
Un isme est un concept. Le suffixe « isme » ajouté à la fin d’un mot permet de désigner une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie (exemples : catholicisme, bouddhisme, cubisme, surréalisme,gaullisme, socialisme, darwinisme… etc).
Ainsi en se référant à la structure du terme on peut s’interroger :
- Soupçonner l’existence d’un complot, est-ce une doctrine, un dogme ou une idéologie ?
À l’évidence non.
Présumer une conspiration, c’est une intuition, une opinion.
S’il arrive qu’une opinion -une perception même- soit le fruit d’une idéologie, l’opinion elle, n’est pas une idéologie.
C’est un jugement personnel que l’on porte sur une question (un jugement qui n’est pas obligatoirement juste d’ailleurs).
- Soupçonner l’existence d’un complot, est-ce une théorie ?
Le fait de mettre en doute les premiers pas de l’Homme sur la lune, la version officielle du 11 septembre ou l’attentat de JFK ne peut se réclamer d’une même théorie. Chaque mise en cause d’un fait historique suggère une théorie particulière.
Si l’on suppose que tous ces évènements sont liés par un dessein commun, on ne pourra jamais englober l’ensemble des complots existants dans une même théorie. « La conspiration » dans son acception générale n’est donc pas une théorie.
A l’instar de « conspirationniste » ou « complotiste », l’expression « théoricien du complot » définit le sujet comme un adepte d’une discipline ou d’une croyance particulière (on parle d’ailleurs « d’adepte de la théorie du complot » comme on parle « d’adepte d’une secte » !). Ce terme, comme ses équivalents, tend à catégoriser sous une même expression toute personne suspectant l’existence d’une manipulation quelle qu’elle soit. C’est absurde !
En réalité les termes « conspirationniste », « complotiste » et « théoricien du complot » sont des formules qui n’ont aucun sens.
Leur structure même le prouve.
Par conséquent ces termes sont des exemples édifiants de ce qu’Orwell appelait le novlangue.
La novlangue est un langage inventé par Georges Orwell dans son livre 1984.
C’était la langue officielle du gouvernement autoritaire de l’Océania.
Basé sur l’idiome de l’époque, il consistait à créer une langue simplifiée, débarrassée des termes jugés inutiles.
Le postulat était qu’en modifiant le langage, on transformerait l’esprit des gens.
« Il était entendu que lorsque le novlangue serait une fois pour toute adopté et que l’ancilangue serait oubliée (la langue d’origine), une idée hérétique -c’est à dire une idée s’écartant des principes de l’angsoc- serait littéralement impensable, du moins dans la mesure où la pensée dépend des mots. »
Georges Orwell 1984
Le novlangue est donc défini par une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées subversives et à éviter toute formulation de critique ( et même la seule « idée » de critique) de l’Etat.
Ainsi nous constatons aujourd’hui l’émergence d’expressions installées de manière volontaire ou non, visant à discréditer toute personne qui met en cause la parole du Gouvernement.
En effet, « être conspirationniste » est discréditant à deux égards :
1°) Comme explicité plus haut, l’expression « conspirationniste » (« complotiste » ou « théoricien du complot ») vise à assimiler le sujet non comme une personne qui exprime librement son opinion, mais comme un croyant ou un disciple d’une secte ou d’un dogme particulier. On ne peut pas discuter avec lui d’un sujet rationnel puisque celui-ci obéit au dogme conspirationniste. Le théoricien du complot est un mystique qui ne voit la réalité qu’au travers du prisme complotiste.
2°) L’expression « conspirationniste » fonctionne par amalgame.C’est Donald Rumsfeld le premier, qui lors d’une conférence de presse au lendemain du 11 septembre, a attribué un caractère antisémite aux tenants de la thèse du complot. Aussitôt l’ensemble des médias s’est engouffré dans la brèche. On a accusé Thierry Messan de propager des thèses haineuses. David Ray Griffin et les réalisateurs du filmLoose Change avaient prétendument puisé leur sources dans les milieux d’extrême droite. Quelques années plus tard, c’est la chroniqueuse d’une émission grand public qui affubla Mathieu Kassovitz du titre de « Négationniste du 11 septembre ». Manuel Walls lui, dans un entretien avec des internautes, avança que ceux qui croyaient au complot du Bilderberg étaient les mêmes qui mettaient en cause la version officielle du 11 septembre et l’existence de la Shoa.
L’association est clairement établie depuis longtemps :
Conspirationnisme = révisionnisme = antisémitisme
En somme ce qui sous-tend l’accusation « conspirationniste » c’est un procès en nazisme !
Les théoriciens du complot sont les hérétiques des temps modernes.
Si jadis on accusait certains de sorcellerie, aujourd’hui on les accuse de complotisme. Si hier ils passaient sur le bûcher, aujourd’hui ils sont voués aux gémonies.
Les théoriciens du complot sont des infréquentables. Ils propagent des rumeurs nauséabondes, manipulent, divulguent de fausses informations. Ils prennent corps dans des cercles extrêmistes et infestent le reste de la société. C’est une espèce qui se répand par contagion. Soyez vigilant, personne n’est immunisé !
Je me souviens de cette scène où un journaliste osait confronter Bernard Henry Lévy sur les doutes concernant l’existence des tirs de l’armée de l’air Lybienne sur sa propre population. Celui-ci répondant à son interlocuteur : « Méfiez-vous, vous n’êtes pas loin de la théorie du complot ! »
Assurément, toute personne qui doute de la version du Gouvernement est un conspirationnistequi s’ignore.
Bernard Henry Lévy comme Arlette Chabot nous alertait :
« Méfiez-vous, méfiez-vous des adeptes de la théorie du complot, je vous demande d’être prudent (…) un jour vous vous apercevrez que vous avez été trompés, manipulés. Ayez aussi en tête que le « buzz » qui doit vous faire réagir peut-être organisé aujourd’hui par des sociétés spécialisées . »
Arlette Chabot, comme sept autres de ses confrères, s’était retrouvée devant les caméras d’Arte pour la réalisation d’un documentaire destiné à redorer le blason d’une presse en crise. Une ronde de journalistes fameux venaient courber l’échine, confesser leurs fautes, leurs faiblesses, tenter d’exciter la charité du téléspectateur.
Dans son intervention, Arlette Chabot nous donnait un bel exemple de l’imposture de notre classe journalistique : elle nous alertait au sujet des théories du complot en reprenant paradoxalement la thématique des officines secrètes et des puissances occultes, elle usait ainsi de cette ruse orwellienne que je dénonce dans cet article.
En conclusion, les journalistes et les commentateurs refusent de reconnaître leurs contradicteurs, ils refusent de leur donner voix au chapitre et de faire écho à leur thèses. Ils font passer leurs adversaires pour des fous, des croyants, des fanatisés et s’indignent à la seule évocation de leurs thèses. Le terme novlangue décrypté ci-dessus est un outil qui permet de légitimer cette attitude. Les expression « conspirationniste », « complotiste » et « théoriciens du complot » ne signifient rien et ne visent qu’à empêcher les gens de contester la parole du Gouvernement.
Nous avons ici un exemple typique d’une stratégie sectaire.
Ainsi, nos journalistes et nos commentateurs assurent la pérennité de la pensée unique et du dogme officiel.
Gaël R
Pour venir dialoguer, découvrir mes créations et suivre mon travail, rejoignez moi sur facebook :
http://www.facebook.com/GaelRageade… >>
Notre avis
Une excellente démonstration sur la réalité des manipulations sémantiques orchestrées par les élites pro-NWO et inscrites très officiellement dans les dictionnaires autorisés, tels que le Lar*** (modéré, pas de pub gratuite non plus).
Mais comme toujours à chacun et chacune de se forger sa propre opinion.





Le problème n’est pas tant de redéfinir les termes « conspirationnistes » ou « complotistes », que finalement tout le monde comprend peu ou prou, mais de définir une attitude en réaction à ces qualificatifs qui se veulent péjoratifs.
On peut jouer les vierges effarouchées, crier à la diffamation, et menacer des foudres de la justice, mais cela ne fait que bloquer la situation.
On peut aussi revendiquer haut et fort le terme, le retourner pour mieux se l’approprier et provoquer le débat. C‘est l’attitude que j’adopte la plupart du temps, et qui me semble la plus constructive. Evidemment, si l’on considère que « les termes « conspirationniste », « complotiste » et « théoricien du complot » sont des formules qui n’ont aucun sens », ça ne facilite pas l’argumentation.
Le procès en révisionnisme ou antisémitisme est une vieille ficelle de débatteurs à court d’arguments, qui tentent de bloquer la pensée en agitant le spectre du ventre de la bête immonde toujours fécond… cela ne tient pas la route deux secondes, et ceux qui les utilisent n’ont généralement qu’une vague idée de ce que sont réellement le révisionnisme et l’antisémitisme, notions galvaudées s’il en est.
Quand on lit « Pions sur l’échiquier » de William Guy Carr (traduit en français en 2010), on comprend que le projet de conquête mondiale (par un mouvement de révolution mondiale) aurait commencé à prendre de l’importance avec la révolution anglaise vers 1650 fomentée par les Illuminati (et avec le corrompu Oliver Cromwell qui arriva à faire décapiter le roi Charles I pour le remplacer).
La Franc-Maçonnerie aurait pour objectif de répandre les activités révolutionnaires et camoufler la nature véritable de leur entreprise sous le manteau de la philanthropie.
Par principe, le « Règne de la Terreur » doit accompagner
tout effort Révolutionnaire « parce que c’est la façon la plus économique d’amener la population à une rapide sujétion ».
Extrait de « Pions sur l’échiquier ».
Intéressant l’article, y faut taper la ou sa fait mal.
« Manuel Walls »………?
Mur de l’atlantisme ? Mur de Berlin ? Mur des flamands roses ?
Mur des mots ?
Mûre, stade avant pourrie, peut-être……. Rigolote la coquille !
Merci
merci pour cet excellent article.
il n’y a pas grand chose à rajouter! mais quand même un truc que j’aurais envie de dire en + , c’est que cette terminologie en -isme , ainsi que le fait-même de créer des mots, est très intelligente et stratégique ! car elle mise sur le fait qu’actuellement les gens n’ont une grande peur, celle d’être catalogué dans une de ces grandes catégories où il ne faut absolument PAS se trouver, et les gens ne pensent plus par eux-même, de peur d’être direct classé :
-homophobe (plus le droit de dire rien concernant les homos, sinon tu es direct: homophobe)
-raciste (plus le droit de dire rien concernant les minorités ethniques, sinon tu es : raciste)
-antisémite (plus le droit de dire rien concernant les j-, sinon tu es direct :antisémite)
-intégriste ou extrémiste (plus le droit d’avoir des convictions religieuses intègres, sinon tu es : intégriste)
à noter d’ailleurs qu’avec le mot « intègre », qui au départ est synonyme de grande loyauté morale envers les autres ou envers un idéal, on a réussi à créer un mot « toxique » et « négatif », l’intégrisme, ce qui signifie que la loyauté morale est devenue un grave défaut, et par déduction à contrario la compromission serait devenue la qualité première à avoir
- et bien sur, la plus récente catégorie : conspirationiste !
dès que tu soupçonnes qu’il pourrait y avoir quelque accord secret entre pouvoir politique, pouvoir économique et pouvoir occulte , tu es conspirationiste ! la honte, quoi !
Mdr, car toute l’Histoire humaine, toute, de ses origines à nos jours, n’est faite justement que de cela: des complots et des accords secrets entre des gens ayant du pouvoir !
mais il est vrai que l’Histoire est de moins en moins apprise à l’école ! comme çà, les futures générations n’auront pas l’occasion de disséquer les méandres des complots du passé de l’humanité , et de ce fait, n’auront pas l’occasion de réfléchir aux complots du présent !