Commémorations 14-18 : les victimes oubliées, fusillées pour l’exemple
Alors que Nicolas Sarkozy fait lire dans les écoles la lettre de Guy Môquet fusillé durant la guerre 39-45 par les nazis, il est d’autres français morts pour rien dont on ne parle jamais :
Ces « oubliés » des commémorations officielles sont les fusillés pour l’exemple, de très jeunes soldats souvent qui se sont soulevés pour dire non à la boucherie, non au massacre et à la guerre des élites et des banquiers, qui eux restaient bien au chaud.
Ceux-là n’ont pas été fusillés par les nazis ni par une quelconque Gestapo d’avant l’heure, mais par bel et bien l’armée régulière française… et condamnés par centaines, par milliers, lors de simili-procès bâclés.
Imaginons, sur l’exemple de la lettre de Guy Môquet à quoi aurait pu ressembler la lettre de l’un deux, Morphus Zillet, 18 ans si son histoire avait été retenue par la doxa officielle.
Guerre 14-18 : Fusillés pour l’exemple – source google images
Lettre (fictive) de Morphus Zillet, fusillé pour l’Exemple (nom fictif) :
<< Ma petite Maman chérie, mon cher Papa, ma soeur Agathe adoré, mon cher frère Léon,
J’ai été tiré au sort et ce soir je vais mourir !
Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse.
Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est que ma mort serve à quelque chose, c’est que mon refus de la guerre ne soit pas vain et qu’un jour, peut-être le siècle prochain, il puisse servir d’exemple durants les temps troublés. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Justine, ma petite chérie avec qui nous n’aurons pas pu partager tout ce que la jeunesse de notre corps nous promettait. Je l’embresse de tout mon coeur, j’espère qu’elle trouvera quelqu’un de valeureux.
J’ai embrassé mes deux frères Gérard et Tino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Léon, qui, je l’escompte, sera fier de les porter un jour malgré la honte et le déshonneur dans laquelle la presse et le gouvernement nous drapent. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie de la Vérité. Si nous avions été plus nombreux de aprt et d’autres, dès les débuts de cette guerre lâche, peut-être que le cours de l’Histoire aurait été changé ?
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère et à ma soeur que j’aime beaucoup. Qu’ils étudient bien et qu’il se méfient des mensonges officiels et des faux-semblants, pour être plus tard des hommes et des femmes libres.
18 ans et demi, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous.
Je n’ai qu’un espoir : être compris et réhabilité un jour…
Je vais mourir avec Germain, Théodule. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.
Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Léon, papa, Agathe je vous embrasse de tout mon cœur d’enfant. Courage !
Votre Morphus qui vous aime >>
Le 12 Novembre 1917.
Il est des histoires que nos médias et nos livres d’Histoire n’aiment décidément par raconter, et des mémoires qu’ils n’aiment décidément pas honnorer…
Notre avis : Pour ne pas que de telles histoires ne se reproduisent dans nos pays dits « civilisés », c’est bien avant et bien en amont qu’il faut lutter : car lorsque la guerre est lancée (par les élites et les complexes militaro-financiers) pour laver tous les mensonges, toutes les arnaques et toutes les manipulations antérieures, la machine à broyer les vies innocentes est lancée et il est alors trop tard pour agir efficacement.
Malheureusement.




