La loi HR 1955 prépare le profilage idéologique pour faciliter le Nouvel Ordre Mondial
L’Observatoire francophone du Nouvel ordre Mondial avait déjà évoqué la loi HR.155, une loi particulièrement liberticide en cours de promulgation aux Etats-Unis, qui pourrait sonner le glas de la lutte contre le Nouvel Ordre Mondial.
Voici de nouveaux développements issus du site libertesinternets et qui précisent encore un peu plus les domaines d’intervention de cette « loi sur la pensée ».
Loi HR.155, pour baillonner les dissidents anti-NWO
Le rêve américain :LA LOI DE PROFILAGE IDEOLOGIQUE DE 2007 :
[Nikki Alexander - ZMag Online - 1er février 2008 - Trad. Blackjack sur Libertesinternets]
<< Le 23 octobre dernier, la Loi pour la prévention de la radicalisation violente et du développement du terrorisme domestique (HR 1955) a été adoptée au parlement par 404 voix contre 6. Son pendant devant le Sénat (S.1959) est en cours d’évaluation par le Comité sénatorial pour la Sécurité Intérieure et les Affaires Gouvernementales.
Cette loi étendrait le champ d’application de la Loi sur la Sécurité Intérieure de 2002 en créant une commission nationale autorisée à étudier et identifier les individus et groupes dont les valeurs sociales, les implications politiques ou les croyances religieuses << pourraient >> les mener à commettre des actes violents.
En tout état de cause, cela ne se réfère nullement aux assassinats perpétrés par la CIA, aux brutalités policières, aux meurtres de civils désarmés ni aux tortures qui ont cours dans les prisons secrètes. Cette commission cible les dissidents politiques et les activistes sociaux qui critiquent la politique étrangère des Etats-Unis, les abus du monde des affaires ainsi que les pratiques menaçant la vie sur notre planète.
Les épithètes idéologiques << radicalisation violente et terrorisme ‘maison’ >> sont l’oeuvre de la RAND Corporation, qui les utilisait en 2005 dans l’essai intitulé << Tendances en matière de terrorisme : Menaces sur les Etats-Unis et perspectives de la Loi sur l’Assurance du Risque Terroriste >>. L’intitulé de la loi qui nous occupe est littéralement tiré de cet essai.
Les porte-parole de RAND ont témoigné devant le Sous-comité du parlement pour le renseignement, le partage d’information et l’évaluation du risque terroriste, présidé par la députée Jane Harman (Démocrate), qui a parrainé ce projet.
Harman ajoute ici à une relation déjà longue et productive avec la RAND Corporation, un think-tank situé en Californie qui entretient des liens très étroits avec le complexe militaro-industriel désormais impliqué en matière de renseignement. Donald Rumsfeld l’a présidé de 1981 à 1986. Lewis Libby, ancien directeur de cabinet de Dick Cheney, et Condoleeza Rice en étaient alors administrateurs.
Le résumé introductif de ce rapport met en lumière les << terroristes domestiques >> qui << constituent une menace mouvante à l’égard des intérêts du monde des affaires… >>. En sus des menaces terroristes que représentent Al Qaeda et les groupes jihadistes radicaux, à la fois associés et autonomes vis-à -vis de cette dernière organisation, une lame de fond de radicalisme prospère sur le développement du phénomène d’Antiglobalisation (AG). Ce mouvement a au moins impacté trois entités présentes au sein de la société américaine – qui ont toutes démontré, à des degrés divers, leur penchant pour la violence et les actions dirigées vers les civils.
[Il s’agit d’abord des] anarchistes, sensibles à l’idée que le commerce international ne serait qu’un masque dissimulant les avancées du pouvoir global américain en matière économique, culturelle et politique.
[Il s’agit ensuite des] activistes d’extrême droite, qui rejettent la perte de l’identité individuelle qu’ils associent aux mouvements internationaux de population, de biens et de capitaux ; qui s’opposent à la concentration du pouvoir que la globalisation entraîne et qui tiennent la globalisation pour une conspiration menée par les Etats- Unis d’Amérique, dans l’intérêt des capitalistes juifs.
[Il s’agit enfin des] environnementalistes radicaux qui dénigrent désormais de manière routinière le pouvoir des entreprises et le capitalisme (ainsi que le gaspillage discrétionnaire de ressources qu’ils emportent) en les désignant comme la plus grande menace pesant sur la planète et la vie qu’elle accueille.
Un trait commun à nombre de ces courants de pensée peut être trouvé dans le risque accru qu’ils font peser sur le secteur privé. Cette aggravation résulte des changements de contexte intervenus du fait de la Guerre Globale contre le Terrorisme ; le renforcement de la protection des infrastructures gouvernementales, qui déplacent le risque vers des cibles plus faciles ; la montée des extrémistes impliqués dans l’AG et partant hostiles au pouvoir des entreprises et la préférence d’Al Qaeda pour les attaques susceptible de produire des conséquences économiques majeures. >>
Le chapitre quatre de ce document décrit en détail ces terroristes << maison >> et avance les thèmes de préoccupation majeurs parmi ces franges de la population :
- L’abandon de la dette internationale ;
- les droits civiques ; l’opposition au pouvoir des entreprises ;
- la dislocation politique et socioéconomique ;
- la quête insatiable de profit du capitalisme ;
- la destruction de l’écologie mondiale ;
- l’assistance aux individus et aux cultures indigènes ;
- la concentration injuste et illégitime des pouvoirs public, d’Etat et privé ;
- l’indifférence capitaliste aux besoins des faibles et des spoliés.
- Le commerce international comme outil de l’hégémonie américaine en matière économique, culturelle et politique.
- L’aversion pour le mal infligé aux animaux et à la biosphère ;
- La préservation de << notre mère la terre >> contre les dégradations crapuleuses et l’exploitation ;
- La préservation de la vie sauvage ; la restauration des écosystèmes endommagés.
- La vénalité des entreprises comme principale menace contre la planète et la vie qu’elle accueille ;
- Le fait que les multinationales exploitent les travailleurs, combattent les syndicats et violent les droits de l’homme dans les pays émergents.
Le rapport conclut en son quatrième chapitre que << le but de la préservation écologique est susceptible de se confondre dans l’impératif plus large d’AG ([ndlr: AntiGlobalisation au sens d'anti-NWO]…
Le mécontentement croissant généré par diverses décisions américaines en matière de relations internationales pourrait mener à l’émergence d’une nouvelle frange de gauche au sein de la société américaine qui serait susceptible de se coaliser contre le << big business >>, le << big money >>, le pouvoir des entreprises et le détachement du gouvernement…
La désobéissance civile pourrait être dirigée contre le capitalisme global, la vénalité des entreprises et les intérêts de conglomérats comme Boeing, Microsoft et Sears…
L’AG recèle clairement une menace pour les intérêts du secteur privé et spécialement pour les entreprises multinationales les plus larges …
Que la menace soit le fait de la Milice Patriotique Chrétienne, des Black Block, de l’ELF ou d’autres mouvements inspirés par l’AG, elle se situe dans le même contexte opérationnel que celle que représente Al Qaeda. >>
Nous y voici : les idées subversives des << terroristes domestiques >> américains sont désignées comme équivalentes à la menace d’Al Qaeda.
Mais pourquoi installer une Commission Nationale pour mettre en échec ces réseaux de << dangereux radicaux >> ? Pourquoi ne pas se contenter des habituelles campagnes de désinformation faites du radotage des télévisions au service des entreprises et des marionnettes de la radio, augmenté d’articles insérés dans la presse avant d’être cités comme autant de faits, de mensonges répétés ad nauseam, d’attaques personnelles et d’assassinats, de démolition de personnalités, de circonscription des débats par de faux prémices, d’abus de langage et d’inversion de la réalité ?
L’Internet
Ceci nous mène à une des assertions les plus insidieuses de ce texte : « L’Internet a aidé à faciliter la radicalisation violente, la violence idéologique et le processus de terrorisme domestique aux Etats-Unis en permettant l’accès des citoyens américains à de larges et constants courants de propagande liés au terrorisme. » >>
La suite et fin de cet article sur Libertesinternets
Ce qui ressort de tout cela est particulièrement inquiétant : une fois que cette loi sera promulguée aux Etats-Unis, tout laisse à penser qu’elle sera rapidement recopiée en Europe par l’intermédiaire de la Nouvelle constitution européenne votée par les parlements européens (contre l’avis des peuples français et néerlandais notamment) :
George Bush a en effet demandé à Nicolas Sarkoy de veiller à ce que les lois sécuritaires (du Patrito Act) adoptées aux Etats-Unis suite aux « attentats du 11 Septembre » soient rapidement implémentées en Europe, et la candidature de Tony Blair à la future Présidence de l’Europe, grand allié de George Bush, pourrait accélérer le processus si elle était couronnée de succès.
Ces lois correspondent en bien des aspects aux lois qui furent votées dans les années 30 en Europe et tout particulièrement en Allemagne… avec les conséquences catastrophiques que l’on sait.




